“L’or reste le métal que j’utilise le plus. Et je pense que plus on crée son propre matériau, plus un design devient unique. Je veux repousser mes limites, alors je combine les métaux, les matériaux, je travaille les courbes, j’expérimente avec le cristal, je cherche le moyen pour que ce soit transparent et sans aucun défaut sous tous les angles… Quand je travaillais l’or l’année dernière, je me suis dit : “Pourquoi je ne pourrais pas le faire ?”. On voit des pièces en bronze et c’est très beau, mais je voulais que mes créations soient entièrement en or, même si cela ne se voit pas à l’œil nu. Je veux que seul l’or touche la peau de mes clients. Cela m’a pris trois ans de travail”, explique-t-elle.
“C’est une nouvelle étape : il faut créer son propre matériau, sourcer soi-même, tailler, façonner. Il reste tellement de choses à explorer. Et je pense que la joaillerie stagne encore parfois. C’est là que mon travail artistique prend tout son sens : sortir de ma zone de confort et découvrir quelle est la prochaine étape. Il faut apporter quelque chose de plus sur la table”, conclut Ana Khouri.

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