Irrévérence et naturalité : l’équation Icicle
Depuis sa création à Shanghai en en 1997, la marque créée par Ye Shouzeng et Tao Xiaoma poursuit son ascension sur la scène internationale, forte d’une esthétique minimale imaginée comme un dialogue perpétuel avec le monde naturel et ses multiples sources d’inspirations. Dans cette garde-robe contemporaine, qui mixe habilement héritage chinois et raffinement parisien, Bénédicte Laloux imagine chaque saison un vestiaire citadin effortless et sophistiqué, à partir des matières naturelles les plus nobles. Pour l’automne-hiver 2026-2027, la directrice de création célèbre l’art du pli, inspiré des mouvements de la nature. Drapé, plissé et lignes courbes ponctuent les pièces aux teintes neutres où des bruns terreux flirtent avec des tons mousse, ou le crème se marie au vert, ou au bleu encre.
Au fil des looks éclectiques qui ponctuent ce vestiaire brumal complet, on ne peut s’empêcher de remarquer l’attention portée au stylisme. “Chaque pièce porte en elle un sentiment d’accumulation et de possibilité : des tissus et des panneaux qui se connectent, des couches qui se construisent, enveloppant et caressant le corps par des lignes dynamiques”, explique Bénédicte Laloux. Accumulation, superposition et asymétrie ajoutent ce trait irrégulier, ce twist singulier et désirable qui contraste avec les lignes épurées et intemporelles propres à la marque. “La collection est une ode à la beauté et à la vitalité du monde naturel, dans toute sa magnificence et ses imperfections”, conclut-t-elle ainsi. Un équilibre se noue entre la pureté des lignes et un twist irrévérencieux, une dualité qui constitue le cœur même de la dialectique de la marque, oscillant constamment entre Orient et Occident. L’harmonie signée Icicle.
Luca TomboliniLuca Tombolini
