Dans l’imaginaire collectif, les perles évoquent les bordures nacrées des huîtres. Pourtant, des Bermudes aux côtes du Brésil, les eaux turquoise des Caraïbes renferment un joyau encore plus rare : les perles roses de conches. Ce bio-minéral quasi mystique est issu du lambi, le coquillage emblématique des plages de sable blanc.
Les perles de conches en passe de détrôner le diamant
Depuis des siècles, les pêcheurs des tropiques collectent ces perles à la main, suivant des rituels transmis de génération en génération. Elles ne sont pas nacrées, contrairement aux billes avec lesquelles nous sommes plus familiers. Composées de cristaux d’aragonite formés dans la structure fibreuse du mollusque, ces perles se distinguent par leur aspect enflammé, l’un des facteurs qui définit leur rareté, avant même leur taille et leur couleur.
Oscillant du rose pâle au saumon ou encore au rose bonbon, ces perles sont uniquement naturelles, car il est encore impossible de les cultiver. Il faut compter entre 10 000 et 15 000 mollusques pour produire une seule d’entre elles. Utilisées par Boucheron dès le XIXᵉ siècle, les ces joyaux des îles ensoleillées, donnent corps aux créations de haute joaillerie de Chaumet, Tiffany & Co. notamment avec le collier La Perle en Cage créée au début du XXe sicèle par Herman Marcus pour la maison.
