“Rien dans son style n’était forcé, et c’est précisément ce qui la rendait si charismatique”, écrit Gabriela Hearst dans la préface de CBK: Carolyn Bessette Kennedy, A Life in Fashion. “Le sien n’avait rien d’ostentatoire, et pourtant il était d’un luxe absolu.”
Carolyn Bessette Kennedy, icône du quiet luxury
L’allure épurée de Carolyn Bessette Kennedy, devenue quasi mythique, la robe de mariée en biais signée Narciso Rodriguez, les chemises blanches impeccables, les mules Manolo Blahnik, se prolongeait jusque dans son écrin à bijoux. Il suffit de faire défiler une nouvelle fois les clichés de paparazzi, scrutés à l’infini, de l’ancienne attachée de presse de Calvin Klein. Aux poignets et aux doigts qui dépassent des manches de manteaux gris Prada ou de vestes volantées Yohji Yamamoto, la peau apparaît le plus souvent nue.
À vrai dire, les bijoux semblent superflus lorsqu’une chevelure blonde parfaitement lissée capte déjà toute la lumière, une nuance baptisée “bold and gold” par Kari Hill, coloriste sur le tournage de Love Story: John F Kennedy Jr & Carolyn Bessette. Hormis un cliché de 1998 où, au bras de John F. Kennedy Jr. lors d’un événement en hommage à Jacqueline Kennedy Onassis, elle porte une robe noire bustier et un bracelet serti de pierres par-dessus de longs gants d’opéra, les apparitions avec des bijoux se résument presque toujours à de discrets clous d’oreilles en diamant et à sa bague de fiançailles.
Cette dernière, née d’une demande en mariage en 1995, incarnait parfaitement ce goût pour la retenue : une alliance éternité composée de diamants taille ronde et de saphirs, sertis sur un anneau en platine. Certains avancent que le dessin s’inspirait d’un anneau en or et émeraude ayant appartenu à Jackie O, que l’ancienne Première dame appelait tendrement sa “swimming ring”.

