Rencontre avec Alexandre Mattiussi, fondateur d'AMI

Alexandre Mattiussi, quinze ans plus tard… C’est fou comme il n’a pas changé ! Même voix enjouée, même amabilité volubile, même regard mutin, à peine quelques boucles grisonnantes. Et toujours cet enthousiasme franc. Quinze ans plus

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 23/01/2026

Alexandre Mattiussi, quinze ans plus tard… C’est fou comme il n’a pas changé ! Même voix enjouée, même amabilité volubile, même regard mutin, à peine quelques boucles grisonnantes. Et toujours cet enthousiasme franc. Quinze ans plus tard, Alexandre Mattiussi c’est une remarquable autant que sereine success story, et aujourd’hui AMI compte 90 enseignes et 950 salariés dans le monde. Quinze ans plus tard, il a installé ses bureaux dans l’endroit de ses rêves, la place des Victoires, dont il investit un numéro par-ci, un étage par-là, un projet de boutique en face pour bientôt, au fur et à mesure qu’AMI se développe. Alexandre Mattiussi décrit un bilan détendu : “C’est une histoire qui me rend très heureux, qui m’épanouit de jour en jour, d’année en année. Je suis un meilleur styliste. Mes vêtements sont plus beaux qu’il y a quinze ans. Mon goût aussi est affiné. Bien qu’il soit, je pense, le même. Mon petit bonhomme de chemin comme je l’appelle, je tiens ma route avec les valeurs qui sont les miennes depuis toujours. Nous nous agrandissons, mais ça reste très familial. Ici, au siège, nous sommes 350, les portes restent ouvertes. Je travaille avec mon associé Nicolas depuis treize ans maintenant. On est encore ensemble, à réfléchir, à se battre pour que ça fonctionne, à se remettre en question, surtout ne jamais prendre un succès pour acquis, s’adapter, regarder ce qui se passe à l’extérieur, sans trop regarder ce qui se passe à côté, puis surtout de filer droit avec le torse bombé.”

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Sa satisfaction est assez simple et des plus gratifiantes pour un créateur : habiller les gens. Un vestiaire qui fut tout d’abord masculin, remporta aussitôt les suffrages, de beaux classiques avec le twist cool juste ce qu’il faut, des vêtements souples, de très bonne tenue que très vite la gent féminine a adopté. Jusqu’au moment où Alexandre décide de lancer “l’Homme pour la Femme”, sept ans plus tard, avec le même succès, des modèles sensiblement ajustés pour elles, pour enfin dessiner des collections pleinement féminines qu’il élabore conjointement, “l’équipe homme et l’équipe femme sont côte à côte. La plupart des tissus sont aussi les mêmes”. Sans compter la belle réussite de l’AMI de Coeur, logo d’affection que l’on voit partout. “Dans AMI, il y a la proximité, dit-il. Où que j’aille je vois des gens habillés en AMI, dans les villes, dans les aéroports, dans le métro… Nous sommes dans plein de penderies, des gens très chics, des jeunes. On est les rois des cours des lycées et des collèges, les gamins portent des pulls AMI de Coeur. Toucher toutes les générations et les classes sociales me rend très fier. AMI est populaire, appréciée par tous.” Le créateur tient à cette approche, le nom de sa marque en est d’ailleurs le label flagrant. Quand AMI s’installe, aussitôt l’événement a des allures de fête, comme la récente inauguration de sa boutique dans le Marais, où tous les commerçants alentours avaient été invités à participer à son ouverture, avec en guise de trousseau un cabas garni de légumes, de pain et de fleurs. “On va être voisins alors faisons connaissance, s’amuse-t-il. Nous venons d’ouvrir une boutique à Bruxelles de la même façon, sur la place des Sablons, qui est une des jolies places de la ville, et voilà, on est tout de suite avec l’antiquaire, le chocolatier, c’est sympa et plus agréable. Dans le Marais, nous avions fait cela avec le café Le Progrès, le fleuriste, la boulangerie… Ils ont adoré et nous avons été si bien accueillis. Ça crée du lien et c’est une vie de quartier. Ils ont des choses à raconter, nous avons des choses à apprendre, ayons des conversations. Je pense qu’AMI doit rester un commerce de proximité, à côté d’une boulangerie, d’une école ou d’une pharmacie. Cela doit rester dans la vraie vie.”

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