Pourquoi la bague d’ongle s’empare de la scène mode ? Arborer des ongles bien faits est une fantaisie indispensable aux beauty addicts. La manucure s’est peu à peu muée en une véritable discipline artistique au point d’inspirer les créateurs et joailliers. Comme pour bon nombre de bijoux, son origine fait débat et sa signification varie selon les cultures et les civilisations. Symbole de L’Egypte antique, la bague d’ongle fait son entrée dès 1953 dans les ateliers du joaillier Mellerio. Un demi-siècle plus tard, elle fascine également Hedi Slimane, alors directeur de la création de Dior, qui les réinterprète pour sa collection automne-hiver 2004-2005, baptisée Victim of the Crime. Oublié depuis, l’objet discret fait son grand retour. Décryptage.
La bague d’ongle : le bijou subversif, alternative idéale au vernis à ongles
On la (re)découvrait ultra-réaliste sur le défilé Chanel lors de son escale à Marseille, avec ces silhouettes candides, tantôt métallisées, tantôt immaculées, qui paradaient sur le toit de La Cité radieuse, décor de la collection croisière 2024-2025. Comment la porter selon la maison française ? Sur chaque doigt pour assurer l’effet. La bague d’ongle, à priser seule ou en all over, apparaît également dans les collections Diesel, où elle s’imagine logotypée et en acier.
Et la tendance campe sur ses positions bien au-delà d’une saison. Sous la houlette de David Koma, Blumarine explore une nouvelle facette de son identité à travers sa collection printemps-été 2026. Moins juvénile, plus sombre, voire dangereuse, la femme Blumarine embrasse une esthétique gothique victorienne, se parant de bijoux audacieux, à l’image des bagues d’ongles.


