Bus Palladium : j'ai revécu les nuits phares des années 1970

L’immense boule à facettes n’a pas bougé d’un iota. Elle surplombe le décor, suspendue entre les époques. Une à deux fois par semaine, musiciens internationaux et artistes de cabaret font leur show, avant que la

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 07/05/2026

L’immense boule à facettes n’a pas bougé d’un iota. Elle surplombe le décor, suspendue entre les époques. Une à deux fois par semaine, musiciens internationaux et artistes de cabaret font leur show, avant que la nuit ne reprenne ses droits. Le DJ set s’installe et entraîne la foule, portée par une programmation calibrée, ni trop pointue, ni trop commerciale. Dehors, la file s’allonge devant le Bus Palladium. Les oiseaux de nuit refont surface, pattes d’eph et silhouettes encore maquillées de la veille, tandis que des hôtes descendent en peignoir. Au petit matin, on regagne les étages, encore habités par la musique, pour s’abandonner à une literie moelleuse. La ville, elle, s’éveille.

La naissance du Bus Palladium

Les Rolling Stones et les Beatles électrisent les scènes cette année-là. À Paris, on danse au tempo des yéyés et du rock naissant. Le 30 septembre 1965, un jeune homme de 22 ans allume les amplis dans le 9e arrondissement. James Arch, danseur dans les music-halls de Saint-Germain-des-Prés et assistant de cinéastes de la Nouvelle Vague, investit un dancing poussiéreux nommé L’Ange Rouge pour y installer son rêve. Bienvenue dans ce club où les esprits libres se rencontrent.

Courtesy of James Arch
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