Keke Palmer et Demi Moore règlent leurs comptes dans la comédie la plus chaotique de…

Keke Palmer vs Demi Moore. Voilà un duel auquel on n’aurait pas pensé. Et pourtant, c’est le face-à-face annoncé par I Love Boosters, la nouvelle comédie de Boots Riley. Après un premier film, Sorry to

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 03/04/2026

Keke Palmer vs Demi Moore. Voilà un duel auquel on n’aurait pas pensé. Et pourtant, c’est le face-à-face annoncé par I Love Boosters, la nouvelle comédie de Boots Riley. Après un premier film, Sorry to Bother You (2018), et une série, I’m a Virgo (2023), le rappeur américain renfile sa casquette de réalisateur pour un voyage cinématographique débordant de couleurs et de commentaires politiques. Il embarque avec lui un casting féminin ambitieux, prêt à batailler dans ce qui pourrait bien être le film le plus chaotique de l’année.

Naomi Ackie Taylour Paige et Keke Palmer dans I Love Boosters

Naomi Ackie, Taylour Paige et Keke Palmer dans I Love Boosters (2026).© Neon / Courtesy Everett Collection

De quoi parle I Love Boosters ?

Keke Palmer (croisée dans la comédie sororale One of Them Days avec SZA) incarne Corvette, une jeune femme débrouillarde qui rêve de créer sa marque de mode à San Francisco. Pour l’heure, elle se contente de squatter un restaurant abandonné avec deux de ses amies, Mariah (Taylour Paige) et Sade (Naomi Ackie, star de Blink Twice et acolyte d’Eva Victor dans Sorry, Baby), tout en gagnant un peu d’argent grâce à un travail d’employée sous-payée chez Metro – qu’elle complète avec quelques vols à l’étalage. Metro, c’est le nom d’une entreprise de mode dirigée par l’ultra-riche Christie Smith (Demi Moore, qui signe son retour au cinéma depuis The Substance), une patronne impitoyable qui n’est pas sans rappeler celle du Diable s’habille en Prada. Sauf qu’ici, l’éthique est encore plus douteuse que dans les couloirs de Runway… La société malmène en effet ses effectifs, forcés à produire toujours plus de vêtements de mauvaise qualité – confectionnés dans des ateliers clandestins aux conditions dangereuses – qu’elle revend ensuite comme des articles haut de gamme afin de maximiser ses profits. Un système que Corvette et sa bande vont vouloir à tout prix renverser. Mais une question demeure : comment s’y prendre ? Car à part cambrioler des magasins huppés à la Bling Ring et caresser l’idée de se syndiquer, elles n’y connaissent pas grand-chose. Heureusement, l’imagination de Boots Riley est là pour guider ces héroïnes, pour qui l’audace n’est jamais un frein.

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À l’instar des œuvres précédentes du cinéaste, chaque image devient ainsi le terrain d’expression pour une énergie débridée, un humour tranchant et une personnalité assumée. Des costumes à la mise en scène, du montage à la musique, I Love Boosters plonge le spectateur dans un tableau pop et ultra-stylisé. Le résultat ? Une satire anti-capitaliste qui célèbre l’amitié et la communauté, et séduit déjà outre-Atlantique. Présenté au Festival du film South by Southwest en mars, le film récolte des premières critiques américaines fort élogieuses : le Hollywood Reporter évoque un film “frénétique, hilarant et profondément dérangeant”. Variety confirme, parlant “de l’un des moments de cinéma les plus électrisants de l’année”. IndieWire conclut que “Riley réussit l’impossible : rendre une analyse marxiste de l’industrie de la mode aussi enthousiasmante qu’un film d’action”. Les avis s’accordent également à saluer la performance de Keke Palmer, aussi réjouissante que frénétique. Autant l’avouer : il nous tarde de découvrir ce potentiel chef-d’œuvre produit sous la bannière Neon (producteur et distributeur indépendant qui a en partie construit sa renommée en rachetant les plus grands succès du Festival de Cannes, tels que Parasite, Titane, Anatomie d’une chute, Anora, Valeur sentimentale ou encore Un simple accident). Avec une date de sortie programmée le 22 mai aux États-Unis, on espère le voir arriver cet été dans nos cinémas hexagonaux.

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