Aux Rencontres d'Arles 2026, voici les 6 expositions à ne pas manquer selon Vogue

En 2025, les Rencontres d’Arles ont accueilli 175 000 visiteurs, soit 15 000 de plus que l’année précédente. De quoi faire l’édition 2025 la plus fréquentée depuis la création du festival en 1970 par le

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 03/04/2026

En 2025, les Rencontres d’Arles ont accueilli 175 000 visiteurs, soit 15 000 de plus que l’année précédente. De quoi faire l’édition 2025 la plus fréquentée depuis la création du festival en 1970 par le photographe arlésien Lucien Clergue, l’écrivain Michel Tournier et l’historien Jean-Maurice Rouquette. Les Rencontres d’Arles 2026 pourront-elles conforter cette popularité ? Elles ont surtout pour mission de célébrer le bicentenaire de la photographie organisé par le Ministère de la Culture, entre septembre 2026 et septembre 2027 – une manière de rendre hommage au voyage de Nicéphore Niépce qui, entre 1826 et 1827, parvient près de Chalon-sur-Saône à obtenir la première image photographique fixée durablement sur une surface photosensible.

Avec une exploration des archives personnelles de Paul McCartney, permettant de (re)découvrir sous un nouveau jour l’avènement de la Beatlemania, un documentaire sur la prise d’otage d’une archéologue au Tchad entre 1975 et 1978 que l’on doit à Marie-Laure de Decker, ou encore une présentation de la formidable photographie américaine Ayana V. Jackson en collaboration avec la galerie Mariane Ibrahim… cette année encore, ce “rendez-vous mondial de la photographie”, tel que l’a présenté Christopher Miles, le Directeur général de la création artistique du ministère de la Culture, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 2 avril 2026, regorge d’expositions aussi riches qu’éclectiques, forgeant une programmation étonnante articulée, semble-t-il, autour de deux grands thèmes que sont la musique d’un côté, avec la présence de noms comme Paul McCartney et Charlotte Gainsbourg, et la quête des peuples pour l’indépendance de l’autre, grâce à la présence d’un photographe ivoirien comme Paul Kodji ou de Thato Toeba, photographe originaire du Lesotho. Afin d’y voir plus clair, Vogue France propose son propre guide des Rencontres d’Arles 2026. Qu’elles soient engagées, surprenantes ou particulièrement touchantes, toutes les œuvres mentionnées ci-dessous ont de quoi surprendre vos imaginaires.

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Park Chan-wook, Par un matin calme

Park Chan-wook, par un matin calme : voilà le titre de la première exposition européenne des clichés de Park Chan-wook, qui débutera le 6 juillet prochain. Imaginée par la critique d’art du Figaro Valérie Duponchelle, avec le concours de Juliette Vignon (coordinatrice générale de Lee Ufan Arles), celle-ci dévoile “la version contemplative” d’un “homme hyperactif qui met à profit ses moments de calme et de liberté pour photographier sans objectif déterminé.” En résultent des clichés pris sur les tournages de ses propres films, comme le dos de l’actrice Kim Min-hee dans un costume de geisha (telle qu’elle apparaît dans le formidable Mademoiselle, sorti en 2016), mais également de nombreuses images de la vie coréenne qu’il s’efforce précisément de ne pas mettre en scène. “En tant que réalisateur, j’essaie de contrôler au maximum tous les détails, déclare-t-il dans un communiqué. Même s’il s’agit d’une scène qui paraît très naturelle où il semble qu’aucune manipulation n’a été faite, c’est là le résultat de beaucoup de préparation et de mise en scène. Par rapport à cela, la photographie est quelque chose de complètement différent pour moi. Je dirais que c’est presque comme un antidote. Ce que je photographie, ce sont des choses assez simples. Des choses du quotidien. Pour moi, ce qui est important, c’est de trouver le moment spécifique. C’est ce moment instantané qui est important quand je photographie. J’essaie vraiment de capturer la beauté, la bizarrerie, l’étrangeté. C’est vraiment ce moment capturé, cette rencontre que je définirais presque comme une beauté sublime.”

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Avant d’inaugurer cette exposition inédite en France et en Europe, Park Chan-wook, dont le thriller social Aucun autre choix (boudé à la Mostra de Venise 2025 où il était en Compétition) est encore en salles, présidera le jury de la Compétition du Festival de Cannes 2026. Un festival qui l’a déjà récompensé à trois reprises, soit presque à chaque fois qu’il était sélectionné. La première fois, c’était en 2004 avec son film Oldboy, lauréat du Grand Prix. Cinq ans plus tard, c’est avec le film de vampires Thirst, ceci est mon sang qu’il remporte le prix du Jury ex aequo avec le Fish Tank d’Andrea Arnold. Plus récemment, en 2022, son avant-dernier long-métrage, Decision to Leave, était récompensé du prix de la mise en scène. “L’inventivité de Park Chan-wook, sa maîtrise visuelle et son penchant à capturer les multiples pulsions de femmes et d’hommes aux destins étranges ont offert au cinéma contemporain des moments d’anthologie, ont déclaré Iris Knobloch, Présidente du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, Délégué général, dans un communiqué. Nous nous réjouissons de célébrer son immense talent et plus largement ce cinéma total d’un pays ancré dans les questionnements de notre époque.”

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