À Giverny, le peintre découvre une nature foisonnante qui nourrit son regard et inspire certains de ses futurs chefs-d’œuvre. L’exposition rassemble une trentaine de peintures, dont plusieurs sont présentées pour la première fois au public. Certaines, issues de collections privées, sont exceptionnellement réunies à l’occasion du centenaire de sa disparition, là même où elles ont été créées. Parmi elles, des œuvres incontournables, comme l’“Autoportrait coiffé d’un béret” (1886), mais aussi des toiles plus confidentielles viennent éclairer cette période fondatrice.
Dans le jardin qu’il façonne avec passion, les nymphéas aux reflets changeants côtoient une profusion de fleurs savamment orchestrée, tandis que le saule pleureur ondule doucement sous le vent. Mais l’exposition va au-delà de ces images devenues iconiques. Elle invite à redécouvrir Claude Monet à travers des motifs moins attendus : les coteaux, les paysages d’hiver, les jeux de brouillard et de pluie, ou encore les rives de l’Epte. Le visiteur est ainsi convié à une immersion sensible dans les débuts givernois du peintre, là où s’esquisse déjà une œuvre vibrante de lumière et en constante réinvention.
