L’exposition Bonnes Mères explore ainsi les multiples récits – mythologiques, religieux, politiques et artistiques – de la figure maternelle. Elle met en lumière la diversité des identités et des vécus, tout en interrogeant les usages et récupérations dont cette image a fait l’objet au fil du temps. Au-delà des symboles, elle donne aussi à voir les réalités concrètes, souvent tues ou invisibilisées : les corps, les règles, l’accouchement, l’allaitement, la PMA, l’adoption ou encore les nouvelles formes de parentalité. S’y dessinent également les contours d’enjeux contemporains majeurs : charge mentale, travail domestique, inégalités de genre… Sans occulter les élans de joie, de solidarité et de création qui traversent l’expérience maternelle. Entre critique sociale et célébration des possibles, le parcours esquisse ainsi une vision nuancée, profondément incarnée.
Au fil de l’exposition, les œuvres de Louise Bourgeois, Annette Messager ou Niki de Saint Phalle dialoguent avec celles d’une nouvelle génération d’artistes, parmi lesquels Nour Awada, Guia Besana, Mireille Blanc, Katia Bourdarel, Cécile Cornet, Emmanuelle Genolini, Yasmine Hadni, Nathanaelle Herbelin, Souad El Maysour, Fatima Mazmouz, Ruth Patir, Clara Rivault, Karine Rougier, Zineb Sedira, Mâkhi Xenakis et bien d’autres. Une traversée dense et sensible qui, loin des clichés, redonne à la maternité toute son épaisseur intime, politique et profondément humaine.
Denis Dailleux, Mère et fils au Caire, 2014.© Denis Dailleux / Agence VU’
Bonnes Mères, du 18 mars au 31 août 2026 au Mucem, à Marseille.
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