Décidément, elle ne rentre plus chez elle. Après s’être promenée dans l’imaginaire de Rick Owens, Marlene Dietrich revient en bande-son et en imprimé, chez Jean Paul Gaultier. Le show s’ouvre sur Peter, la chanson où elle regrette un amant trop gentil et qu’elle n’a pas ménagé.
Marlene est devenue une figure de mythologie contemporaine, si identifiable qu’on la cite encore et encore, mais jamais de la même façon, pour parler de soi et de son temps. Sur ce podium, elle réapparaît accompagnée d’une galerie d’archétypes : divas, banquiers, cowboys, ravers ou femmes fatales, familiers et réinventés.
Un jeu de rôle prenait place au défilé Jean Paul Gaultier
Un bodysuit imprimé transforme le corps en pantin de bois – une citation directe du défilé Les Marionnettes en automne-hiver 2004, mais orné d’un string ficelle.
Plus loin surgit un power suit : costume à rayures taille haute en clin d’œil à la haute couture Le Palace de 2016, couronné d’une cagoule technique. Un banquier de la 5ᵉ Avenue, oui, mais prêt à filer en moto.
Puis surgit une femme d’affaires, en jupe crayon en pied-de-poule, blouse aux panneaux graphiques, et gants de cuir. Working girl ou pilote de ligne, l’avenir nous le dira. Plus loin apparaît un cowboy aux penchants gothiques, regard dissimulé sous un chapeau de feutre noir et jupe plissée.

