À l’occasion de la Fashion Week de Paris, la maison Vivienne Westwood a donné le ton de la saison avec une invitation simple et manifeste : Catch the rhythm, let’s go. Une phrase qui résume l’énergie du défilé automne-hiver 2026-2027 imaginé par Andreas Kronthaler, et qui explore le mouvement, la spontanéité, et une sensualité assumée.
Dans l’univers de Vivienne Westwood, la mode n’a jamais été une affaire d’ordre. Andreas Kronthaler pousse cette philosophie encore plus loin en imaginant un défilé comme une sorte de grand chaos créatif. Chaque silhouette semble ainsi assemblée instinctivement, comme attrapée au hasard dans une montagne de vêtements. La bande-son du défilé, aux rythmes électro-pop et musique folklorique, composée par Boy George et Kinky Roland, vient amplifier cette atmosphère vibrante et théâtrale.
Daniele Oberrauch / Gorunway.com
Ce qu’il faut retenir du défilé Vivienne Westwood par Andreas Kronthaler
Ce désordre apparent trouve pourtant ses racines dans des références très précises. La première : l’actrice Romy Schneider, muse inattendue de la collection. Pour le créateur, la star autrichienne incarnait une forme de beauté absolue et d’intensité artistique qui n’est pas sans rappeler celle de Vivienne Westwood elle-même.
À cette inspiration cinématographique s’ajoute l’univers visuel du film The Canterbury Tales de Pier Paolo Pasolini, dont les costumes signés Danilo Donati nourrissent l’imaginaire médiéval et théâtral du défilé. Sur le podium, les silhouettes jouent sur un contraste permanent entre structure et fluidité. La soie dialogue avec des costumes baroques et des rayures graphiques. Les robes sages soudainement rendues sauvages par des fils surgissant du tissu, bottes en soie montant jusqu’au genou et ceintures dorées imposantes. Cette liberté dans la construction se retrouve aussi dans les matières et les volumes. Robes aux coutures ouvertes, drapés spontanés, rubans et smocks viennent troubler les silhouettes classiques de manteaux, blazers, ou vestes de dîner. Rien n’est trop coordonné, la collection revendique le spontané, le geste instinctif, l’imperfection maîtrisée. Et c’est précisément ce qui fait le charme de ce vestiaire.
