La femme Blumarine troque son innocence contre une audace de showgirl

Il est inévitable de tomber amoureux de Venise. Refuser de passer à autre chose est un choix. Avec son défilé Blumarine automne-hiver 2026-2027, David Koma a repris là où il s’était arrêté lors de son

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 28/02/2026

Il est inévitable de tomber amoureux de Venise. Refuser de passer à autre chose est un choix. Avec son défilé Blumarine automne-hiver 2026-2027, David Koma a repris là où il s’était arrêté lors de son précédent show, toujours influencé par les flâneries vénitiennes, et toujours heureux d’exploiter ses clichés nocturnes les plus osés : des palais baroques décadents tombés en ruine, des aventuriers masqués rôdant dans les ruelles sombres et les inévitables gondoles, avec de beaux gondoliers en toile de fond.

Une diva en Blumarine

La femme Blumarine, désormais moins girly, plus diva (avec un certain goût pour les espiègleries opératiques), se faufile dans l’obscurité des calli vénitiens dans des minijupes plus courtes que courtes et des capes bouffantes. La maison rose, autrefois doucement sentimentale, s’est dotée d’épines et d’une attitude : imprimée, pointue, légèrement dangereuse.

Blumarine automnehiver 20262027

© Filippo Fior / Gorunway.com

Blumarine automnehiver 20262027

© Filippo Fior / Gorunway.com

Le Blumarine de David Koma ne flirte pas avec le drame, il le commande au petit-déjeuner au Caffè Florian de Venise, de préférence accompagné d’une touche de romance sombre. Des mini-robes en cotte de mailles étaient ornées de ces roses désormais transformées en armes. Les fleurs se balançaient sur une robe en georgette lamée dorée qui brillait avec la subtilité d’un lustre en verre de Murano. Dans un final cinématographique approprié, un manteau arlequin noir et blanc en peau de chèvre balayait le sol avec une verve théâtrale, jeté sur une robe ultra-courte en dentelle chantilly noire et des bas jarretières transparents qui laissaient très peu de place à l’imagination, et clairement rien au hasard. Le rouge de la tête aux pieds scellait l’ambiance : lorsque la subtilité s’efface, le rouge intense s’installe comme s’il était chez lui.

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Koma ne croit pas aux demi-mesures, tout comme sa diva Blumarine à Venise. Elle a troqué son innocence naïve contre une audace de showgirl à fond les ballons, et s’amuse considérablement plus ainsi. Ici, la provocation n’est pas un risque, c’est le but recherché.

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