Le roi Charles fait une apparition surprise au défilé de Tolu Coker

L’édition automne-hiver 2026-2027 de la Fashion Week de Londres a débuté avec une apparition aussi inattendue que symbolique : Charles III s’est affiché au premier rang du défilé de Tolu Coker. Le monarque en soutien

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 19/02/2026

L’édition automne-hiver 2026-2027 de la Fashion Week de Londres a débuté avec une apparition aussi inattendue que symbolique : Charles III s’est affiché au premier rang du défilé de Tolu Coker.

Le monarque en soutien de l’avant-garde

“Je suis au courant de la rumeur…”, s’amuse la créatrice britanno-nigériane quelques jours avant le show, alors que circulaient déjà des bruits sur une possible visite royale. Cette présence marque un tournant pour Tolu Coker. En 2018, lorsqu’elle lance sa marque, la créatrice bénéficie du mentorat du Prince‘s Trust, fondé par celui qui est aujourd’hui roi. La boucle est bouclée. “Avoir une vision est une chose, comprendre comment la concrétiser en est une autre”, explique-t-elle. “Le Prince’s Trust m’a aidée à structurer mon projet. J’y ai rencontré d’autres entrepreneurs issus de milieux modestes, déterminés à créer leur propre voie.”

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Aaron Chown – PA Images/Getty Images

Pour sa collection automne-hiver 2026-2027, la créatrice s’est replongée dans ses souvenirs d’enfance au sein de la cité Mozart, dans l’ouest de Londres. Le décès récent d’un voisin de longue date a ravivé des images très précises : les jeux dans la rue, les discussions sur le pas de la porte, la simplicité du quotidien. “Cela m’a ramenée à ce que signifiait grandir là-bas”, raconte-t-elle. Le décor du défilé, inspiré de son quartier, en était le prolongement direct.

Issue d’un milieu ouvrier et aujourd’hui positionnée sur le segment du luxe, Tolu Coker explore cette saison la question de la mobilité sociale. L’un de ses premiers emplois était vendeuse pour Louis Vuitton chez Selfridges. Elle se souvient de sa première tenue de créateur, fournie comme uniforme. “J’étais impressionnée, mais c’était un vêtement de travail”, précise-t-elle. Certaines pièces de la collection, notamment les tailleurs structurés, font écho à ces vêtements que l’on porte pour monter l’échelle sociale, comme un costume emprunté pour un entretien pro. “La collection parle de mobilité et de la manière dont nos vêtements évoluent avec nos ambitions.”

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