Sur le papier, Noël est un rendez-vous féérique. Entretenu par une foule de films du genre, on visualise immédiatement des maisons décorées de guirlandes illuminées. Des cadeaux fabuleux qui s’agglutinent sous le sapin. Des dîners où défilent sur la table des recettes fantastiques, autour de bons crus, et où tout le monde se réunit sous son meilleur jour, séance photo à l’appui. Alors qu’en pratique, c’est souvent plus compliqué. Notamment à cause de ces projections très ambitieuses, doublées de la difficulté d’un retour attendu au sein du cocon familial réveillant souvent des traumatismes et des luttes sourdes. Voici donc quelques pistes pour naviguer en famille, le plus sereinement possible, durant cette période pas toujours tendre.
N’ayez pas trop d’attentes
Le piège est de se fantasmer en héroïne de Nancy Meyers ou penser que l’on va avoir la même émotion et l’absence de charge mental que lorsqu’on était enfant et que l’on avait rien d’autre à faire qu’à part préparer un verre de lait sous le sapin pour le Père-Noël, regarder Maman j’ai raté l’avion en mangeant des bonbons ou ouvrir des montagnes et des montagnes de cadeaux. De pareilles projections ne peuvent qu’appeler la déception et convoquer du stress. Evitez vous ce constat amer. Passé un certain âge, Noël a plus a voir avec : gérer sa propre fatigue de fin d’année, accepter les membres de sa famille pour qui ils sont (à savoir des êtres humains qui ont des défauts) et participer à un moment convivial sincère.
Posez vos limites
Au lieu de subir de longues questions intrusives, capables de réveiller des blessures, ou qu’une personne, sûrement sans arrière pensée (ou peut être), appuie bien fort là où ça fait mal, il ne faut pas hésiter à poser des limites. Comme dire “C’est un sujet qui est un peu trop sensible pour moi, je préfère qu’on profite du moment ensemble et qu’on en reparle plus tard.” Si votre interlocuteur est empathique, cela évite beaucoup de drames.
Pratiquez l’empathie
Si l’on choisit ses amis, ce n’est pas le cas pour la famille. Elle rassemble sous un même toit, une foule d’individus qui n’a pas toujours grand chose en commun. Aussi, au lieu de vous braquer et bondir à chaque petits agacements que vous ne comprenez pas, mettez vous à la place de l’autre. Demandez vous pourquoi il ou elle agit de la sorte? Chaussez ses chaussures, en mettant en perspective son enfance, sa vie et ses choix affectifs. Ça n’enlève pas les actions crispantes, mais ça peut adoucir votre vision générale et vous rendre la situation plus tolérable.
Anticipez
Vous détestez la chambre du couloir qu’on vous attribut une fois sur deux? Vous connaissez la propension de votre oncle a devenir lourd sur votre statut de célibataire, vous savez que au bout de 3 jours, vous en avez marre quand le reste de la tribu reste 2 semaines. Epargnez-vous de le redécouvrir ce Noël. Demandez en amont où vous dormez, préparez une réponse cinglante à hauteur au tonton réac, bookez un billet flexible… Cela évitera les mauvaises surprises.
Cherchez des connexions réelles
Plus le menu est ambitieux, plus l’on peut être tenté de se concentrer sur son bon déroulé plutôt que sur la conversation à table. Alors que ce qui fait un Noël réussit, c’est plutôt les éclats de rires, le recit de souvenirs qu’on ignorait, les déclarations émouvantes… Cherchez à provoquer ces moments, ils sont les plus précieux, et tant pis si la dinde brûle un peu.
Concentrez vous sur ce qui est de votre ressort
Si vous ne pouvez pas contrôler la façon dont les autres se comportent, vous contrôlez votre manière de réagir. Restez calme et magnanime. Si c’est trop compliqué, il ne faut pas hésiter à aller prendre l’air, respirer calmement dehors ou faire un petit tour.
Prenez soin de vous
Au lieu d’essayer de faire plaisir, en vain, ou de coller aux attentes des autres, concentrez-vous sur votre bonheur. Levez-vous quand vous n’êtes plus fatiguée, mangez ce qu’il vous fait plaisir, sans vous forcer. Prenez un moment pour prendre un bain, lire un bouquin ou laissez poser un masque. Ces vacances sont aussi faites pour ça.
Vous n’êtes obligée de rien
Oubliez la pression sociale et l’idée “qu’il faut que”, si vous rendre dans votre famille est source de mal être profond, rappelez vous que vous êtes une adulte libre. Vous avez tout à fait le droit de vous extraire de situation douloureuse, en préférant faire un voyage, organiser un dîner avec des amis ou en restant tranquillement chez vous.
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