À la recherche de sites de revente de cadeaux de Noël ? Si vous êtes déjà adepte des sites grand public comme leboncoin, eBay, Vinted ou encore Vestiaire Collective pour celles qui miseront sur des choix mode en ces fêtes, d’autres alternatives plus pointues et toujours responsables s’offrent à vous. Parmi les dépôts-ventes qui comptent, La Frange à l’envers, fondée par les sœurs Anne-Sophie et Coralie Filippi, se hisse au rang d’adresse phare pour dénicher le parfait cadeau de Noël (comme y déposer un présent qui ne nous convient pas afin de lui donner une seconde vie).
Trouver la perle rare ou revendre un cadeau de Noël : les dépôts-ventes, ultime option mode (responsable)
Depuis 10 ans, entre Paris et Bordeaux, villes qui accueillent ses écrins chaleureux, La Frange à l’envers bouscule l’univers de la seconde main avec une sélection de pièces curatée au gré des garde-robes de ses 30 000 déposantes. Et pour celles qui souhaiteraient offrir une expérience mode plutôt qu’une pièce en particulier, La Frange à l’envers propose désormais un accompagnement shopping personnalisé, pour faire plaisir à coup sûr. En marge des fêtes, Vogue fait le point avec Anne-Sophie Filippi, co-fondatrice de La Frange à l’envers pour optimiser son shopping cette année et éviter la revente de cadeaux.
Vogue. Quelles sont les principales requêtes mode en marge des fêtes ? Et après les fêtes ?
Anne-Sophie Filippi. « Les principales pièces recherchées avant les fêtes sont celles que l’on pourrait qualifier d’iconiques ou que l’on considère comme “des cadeaux faciles”. On voit une forte demande autour des accessoires de marques premium comme Ba&sh, Sandro ou Maje. Je pense aussi aux pièces essentielles comme le 24 heures de Gerard Darel ou les modèles de chez Jérôme Dreyfuss. Ils figurent souvent sur les wishlists depuis plusieurs années et ce sont des intemporels. Un potentiel frein à l’achat de cadeau de seconde main est aussi la taille. Ainsi, sont achetés pour Noël beaucoup d’accessoires en tout genre : de beaux bijoux, des carrés en soie, des écharpes en cachemire ou encore des accessoires pour les cheveux. Bien sûr à cette période, il n’y a pas que les cadeaux qui vont représenter une belle part des achats. Il y a une très forte demande de tenues pour les fêtes, notamment le Nouvel an. C’est la période de l’année à laquelle nous sélectionnons et vendons le plus de robes à sequins, en velours… À chaque saison, les envies changent. Les achats de looks pour les occasions ont aussi évolué avec les années. Aujourd’hui, l’idée d’acheter une tenue à prix fort, pour la porter une fois et la laisser au placard ensuite est quelque peu obsolète. En allant dans une boutique de seconde main, on sait que l’on trouvera une pièce singulière à un prix attractif. Cette pièce nous sera peut être déposée ensuite, cela participe à la circularité de la mode !
Pensez-vous que la démocratisation de la mode seconde main et du vintage a changé notre manière de faire nos cadeaux de Noël ces dernières années ?
La manière dont on achète les cadeaux a changé, celle dont on les reçoit aussi. Il y a quelques années, de l’idée de cadeaux de seconde main se dégageait une forme de honte, associée à la radinerie ou à offrir une pièce que quelqu’un d’autre a utilisé, cela effaçant complètement l’attention et le cadeau. Aujourd’hui, les objets de seconde main ont atteint un rang beaucoup plus honorable et dégagent même une forme de fierté. C’est presque poétique de dire que l’on a chiné le cadeau en brocante, qu’il a une histoire. Le cadeau de seconde main n’a pas moins de valeur sentimentale ou même pécuniaire qu’un cadeau neuf. L’explosion de la seconde main comme tendance de consommation a complètement rebattu les cartes. Elle permet de rendre accessible une pièce qui ne l’est pas forcément en première main, je pense notamment au luxe. Cette évolution incroyable a laissé plus de place aux acteurs de la seconde main et les idées cadeaux ont changé. On s’inspire différemment.