La Fondation Dries Van Noten vient d'ouvrir à Venise

Je sais que vous êtes un jardinier compulsif, et que votre jardin de Leer vous est très cher. Venise peut-elle rivaliser avec vos roses ? On me demande souvent si mon jardin me manque. On

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 27/04/2026

Je sais que vous êtes un jardinier compulsif, et que votre jardin de Leer vous est très cher. Venise peut-elle rivaliser avec vos roses ?

On me demande souvent si mon jardin me manque. On me dit : “D’accord, Venise, des canaux… mais votre jardin ?” Oui, il me manque. Mais ce que j’aime dans un jardin, c’est le calme : la possibilité de marcher, l’absence de voitures, de camions, de feux, de bruit. Et Venise, étonnamment, offre la même chose. Pas de voitures, pas de trafic qui bouscule votre journée : juste l’eau, la lumière, l’espace pour respirer. Pour moi, Venise est un immense jardin : des palais tachetés de soleil, des reflets miroitants, des recoins secrets. Bien sûr, je regrette de ne plus savoir exactement quand les roses écloront, et je retourne souvent à Leer. Notre chien Scott adore ça. Mais vivre à Venise est complet en soi. Le rythme est plus lent, plus réfléchi, mais la ville est vivante : expositions, concerts, dîners chez des amis. Un équilibre parfait entre sérénité et vitalité.

Et la Fondation ? D’où vient cette idée ?

Elle est née d’un désir simple : Patrick et moi voulions encore faire quelque chose d’important. La vie nous a tant donné, nous avons travaillé comme des fous, mais à travers tout cela, un fil rouge persistait : l’amour du geste, du savoir-faire. J’ai toujours été fasciné par la broderie. J’ai passé beaucoup de temps en Inde, à travailler non pas dans des usines, mais dans des villages, à réfléchir à comment préserver ces savoirs sans pousser les artisans vers des villes déjà saturées comme Kolkata. En Europe, j’ai suivi la même philosophie : des pièces peintes à la main à Côme, des ateliers lyonnais travaillant encore sur des métiers en bois des années 1920, toujours la main humaine, la subtilité, l’imperfection qui rend chaque pièce unique. L’artisanat a toujours fait partie de l’histoire : les revers cousus à la main, les détails mis en évidence pour célébrer le temps, la patience, la technique. Le savoir-faire est à la base de ma maison.

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Avec Patrick, nous parlions souvent de comment continuer cette exploration autrement. Venise, avec ses strates de métiers vivants, où l’artisanat se voit à chaque coin de rue, s’est imposée. Et ainsi est née l’idée d’une fondation : un lieu pour célébrer et nourrir l’art du faire sous toutes ses formes.

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