Faut-il abandonner le soutien-gorge pour de bon ?

Les codes vestimentaires se sont assouplis et de nombreuses femmes en ont profité pour renoncer définitivement au soutien-gorge, que ce soit par confort ou par convictions personnelles. D’où la question : portons-nous ce sous-vêtement par

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 27/04/2026

Les codes vestimentaires se sont assouplis et de nombreuses femmes en ont profité pour renoncer définitivement au soutien-gorge, que ce soit par confort ou par convictions personnelles. D’où la question : portons-nous ce sous-vêtement par simple habitude ? Et si c’est le cas, faut-il l’abandonner pour de bon ?

Comme nous l’ont inculqué les adeptes du “no bra” à l’instar de Gloria Steinem, Rihanna ou encore Kate Moss, tomber le soutien-gorge est une question d’émancipation. Souvenons-nous : au plus fort de la crise sanitaire, alors que nos relations sociales étaient au point mort et nos bureaux délocalisés dans nos salons, le choix de zapper le soutien-gorge était, là aussi, une question d’émancipation. Nous n’avions besoin de nous habiller pour personne d’autre que nous-même. Ce qui soulève une autre question : portons-nous des soutiens-gorge uniquement dans le but d’adhérer à une norme sociale dépassée ? L’histoire de la mode détient peut-être la réponse.

Rihanna aux CFDA Awards 2014

Rihanna aux CFDA Awards 2014

Randy Brooke/Getty Images

Une brève histoire du soutien-gorge

C’est en 1899 que la corsetière française Herminie Cadolle invente le “corselet-gorge”, l’ancêtre du soutien-gorge moderne (à l’époque, la gorge est un euphémisme pour désigner les seins). Loin d’être un symbole de contrainte, cet accessoire est alors une véritable révolution. En effet, il vise à libérer les femmes du traditionnel corset qui les comprime et entrave leur respiration. La raison d’être du soutien-gorge demeure presque inchangée au cours des décennies suivantes. Aujourd’hui, les modèles sont conçus pour assurer un maintien et mettre en valeur les seins, comme l’étaient leurs premiers prédécesseurs. Mais en ce qui concerne les avantages médicaux du port du soutien-gorge, de nombreuses études ont montré qu’ils étaient sans fondement.

Selon une enquête publiée en 2013 par Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHU de Besançon et professeur à l’université de Franche-Comté, le soutien-gorge aurait un impact négatif sur la poitrine, en termes de confort, mais aussi de santé. Porté trop longtemps, il entrave la circulation lymphatique. Porté trop souvent, il distend les ligaments suspenseurs des seins et provoque leur affaissement à long terme. L’absence de soutien-gorge, en revanche, serait bénéfique, car progressivement “les seins se raffermissent et les vergetures s’estompent”. D’autres études ont montré que l’arrêt du soutien-gorge réduisait la douleur et l’inconfort, en particulier chez les femmes ayant une poitrine volumineuse. Ces conclusions tendent donc à prouver que nous portons cette pièce de lingerie pour des raisons purement esthétiques et psychologiques, plutôt que pour un quelconque avantage scientifique avéré.

Lire aussi :  Quelle est cette maison de beauté dans la capitale aperçue dans Emily in Paris ?

Laisser un commentaire

Précédent

La Fondation Dries Van Noten vient d'ouvrir à Venise

Suivant

Pedro Pascal, Matthew McConaughey, Austin Butler… le prochain film de Park Chan-wook s'offre…