Faut-il aller voir “Juste une illusion”, le nouveau film d'Éric Toledano et Olivier Nakache…

Au crépuscule de l’enfance Neuvième long-métrage du duo Toledano–Nakache (Nos jours heureux, Intouchables), Juste une illusion se présente comme l’une de ses œuvres les plus réussies, sachant trouver le point d’équilibre entre la douceur et

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 14/04/2026

Au crépuscule de l’enfance

Neuvième long-métrage du duo ToledanoNakache (Nos jours heureux, Intouchables), Juste une illusion se présente comme l’une de ses œuvres les plus réussies, sachant trouver le point d’équilibre entre la douceur et l’amertume qui fondent les souvenirs d’enfance. Pas n’importe quelle enfance, attention, puisque les réalisateurs, tous deux nés à l’aube des années 1970, retracent toutes leurs premières fois à travers le personnage de Vincent Dayan, incarné avec tendresse par le très jeune Simon Boublil (actuellement en troisième). En adoptant le parti du récit initiatique, Juste une illusion brosse ainsi le portrait d’une jeunesse biberonnée au funk (jusqu’à ce que cela ne soit plus perçu comme “cool”), aux vidéoclubs (où l’on tente de louer en douce des films pour adultes) et aux tubes qui passent sur NRJ, suite au lancement de la radio depuis le 55, rue du Télégraphe, près des Buttes Chaumont.

Mais la radio, dans Juste une illusion, ne sert pas qu’à vibrer aux sons des derniers tubes à la mode. Elle sert aussi à faire passer des messages en douce à l’être aimé. Pour Vincent Dayan, elle est le moyen de poursuivre une relation épistolaire d’un nouveau genre avec Anne-Karine (Jeanne Lamartine), qui obsède ses pensées. Ainsi, la romance naissante se fait l’un des nombreux fils narratifs du film, dont la plupart des intrigues trouvent leur cœur névralgique dans le personnage de Vincent. Dernier né de la famille Dayan, il cherche sa place entre un frère rebelle (la révélation Alexis Rosenstiehl) avec qui il aime autant se battre que marchander des cassettes de The Cure, un père dépassé qui dissimule très mal son chômage aux yeux de ses fils (Louis Garrel) et une mère en pleine ascension sociale grâce aux nouveaux emplois créés grâce à l’arrivée de l’informatique dans les foyers français (Camille Cottin). Bientôt, sa bar-mitsvah sonnera le glas de la fin de l’enfance, dont le film s’attache à capter les derniers instants.

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Simon Boublil et Jeanne Lamartine dans Juste une illusion d'Éric Toledano et Olivier Nakache

Simon Boublil et Jeanne Lamartine dans Juste une illusion d’Éric Toledano et Olivier Nakache.Photo Manuel Moutier © 2026 ADNP – TEN CINEMA – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION -QUAD+TEN

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