Pourquoi "Industry" est-elle l'une des meilleures séries de 2026 ?

L’actrice Miriam Petche dans la saison 4 d’Industry, HBO. Orwell + Skins + Billions Pourquoi alors, après une journée de travail bien remplie, se plonger dans la mécanique perverse et définitivement « barrée » du

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 09/03/2026

L'actrice Miriam Petche dans la saison 4 d'Industry HBO.

L’actrice Miriam Petche dans la saison 4 d’Industry, HBO.

Orwell + Skins + Billions

Pourquoi alors, après une journée de travail bien remplie, se plonger dans la mécanique perverse et définitivement « barrée » du capitalisme le plus décomplexé ? Mon psy me conseillerait sans doute de trouver un autre moyen de distraction. Pourtant, Industry fascine dès les premiers instants. Les initiés le confient : on devient très vite addict. Sur fond de désir, drogue, sexe et BPM, la série dévoile les coulisses des salles de marché londoniennes et leur univers orwellien, où règne une compétition permanente. Les personnages y sont constamment évalués, menacés d’être remplacés, bien souvent, virés. Adieu Les Chroniques de Bridgerton : Industry n’accepte ni sentimentalisme ni apitoiement. Ici, toute morale semble bannie. Et lorsqu’elle affleure, elle se rationalise aussitôt. En finance, seul le résultat compte. La toxicité devient culture, l’outrage la norme. On imagine sans peine les deux co-créateurs de la série avoir relu quelques préceptes de ce bon vieux Prince de Machiavel.

Désir, argent, pouvoir. Dans Industry, le sexe aussi devient un instrument de contrôle. Derrière les vitres teintées de La City, derrière son décor aseptisé et uniformisé — où même les plantes vertes semblent manquer d’air — défilent menteurs, voleurs et pervers. La lie d’un monde capitaliste où dominants et dominés ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Pourtant, entre deux coups de poker et quelques cas de conscience, la série se révèle aussi profondément humaine. Si Industry fascine, c’est parce qu’elle agit comme un miroir déroutant de la société occidentale capitaliste : ceux qui y vivent comme ceux qui la dirigent. Entre rivalités, trahisons et paris à haut risque, elle aborde des sujets universels : la déshumanisation au travail, le racisme systémique, le sexisme structurel, les inégalités sociales ou encore les illusions de la méritocratie. Mais aussi, la sororité, l’amitié et l’amour. Bref, autant de questions essentielles et épineuses, que la série explore avec une lucidité parfois glaçante. On y fait même habilement référence aux dossiers Epstein et à ces jeunes femmes que l’on présente en offrandes aux plus offrants. Bien plus qu’une série sur le monde de la finance, Industry nous plonge finalement dans les errances d’une génération capitaliste en quête de sens. Alors, conquis ?

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