Les meilleurs films de Park Chan-wook, président du jury du Festival de Cannes 2026

Sympathy for Lady Vengeance de Park-chan Wook, 2005© Tartan Films / courtesy Everett Collection Thirst (2009) Avec Thirst, Park Chan-wook s’aventure dans un territoire inattendu : le film de vampires. L’histoire suit Sang-hyun, un prêtre

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 09/03/2026

“Sympathy for Lady Vengeance” de Parkchan Wook 2005

Sympathy for Lady Vengeance de Park-chan Wook, 2005© Tartan Films / courtesy Everett Collection

Thirst (2009)

Avec Thirst, Park Chan-wook s’aventure dans un territoire inattendu : le film de vampires. L’histoire suit Sang-hyun, un prêtre qui, après une expérience médicale ratée, se transforme en créature immortelle assoiffée de sang. Sa rencontre avec une femme mariée, Ta-ju, déclenche une passion destructrice où désir charnel et culpabilité religieuse s’entremêlent. Mêlant horreur, humour noir et mélodrame, le film explore la tension entre spiritualité et pulsion. Récompensé par le prix du jury au Festival de Cannes en 2009, Thirst illustre la capacité du cinéaste à détourner les codes du genre pour interroger les contradictions morales et physiques de ses personnages.

“Thirst” de Parkchan Wook 2009

Thirst de Park-chan Wook, 2009© Focus Features / Courtesy Everett Collection

Mademoiselle (2016)

Le Mademoiselle de Park Chan-wook est un film destiné aux amoureux·ses des œuvres aux voix multiples, qui explorent les points de vue en passant d’un personnage à un autre. Dans cette adaptation du célèbre roman de Sarah Waters, Fingersmith, ils sont trois, comme les pions d’un jeu pervers, fait de tromperies et de faux-semblants. Dans ce drame d’époque lesbien, le cinéaste coréen retrouve sa collaboratrice de longue date Jeong Seo-kyeong, afin de signer le scénario le plus complexe et étonnant de sa carrière, qui interroge le pouvoir et le désir en employant les codes du théâtre classique comme du thriller érotique. Park Chan-wook déplace le récit dans la Corée des années 1930, alors occupée par les Japonais. L’intrigue se voit complétée par de nouveaux enjeux coloniaux, en plus des tensions déjà présentes entre les classes sociales et entre les genres. Là, deux femmes, interprétées par la jeune Kim Tae-ri (dont c’est le premier rôle au cinéma) et la géniale Kim Min-hee (compagne et collaboratrice régulière du cinéaste Hong Sang-soo) se rencontrent, se doublent, et finalement, tombent sous le charme l’une de l’autre. La première est une voleuse coréenne recrutée par un escroc pour se faire passer pour la servante de la pâle et névrosée Lady Hideko, une riche héritière japonaise, afin de lui subtiliser sa fortune. (Texte de Marthe Mabille)

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