S’il existe une tendance qui a connu un boom sans précédent ces dernières saisons, c’est bien la lingerie portée à la ville. Imaginé comme une arme de séduction fatale, ce phénomène a fleuri sur les podiums du printemps-été 2025, redessinant les contours des pièces incontournables du vestiaire intime, de la slip dress revue et corrigée par Victoria Beckham, au corset romantique du XVIIIe siècle revisité par Schiaparelli, en passant par les porte-jarretelles et bas en nylon de Balenciaga. Mais la pièce qui fera des émules à la rentrée, c’est le caraco, une pièce soyeuse dotée de bretelles spaghetti et souvent sublimée d’un décolleté en dentelle.
Le caraco, un essentiel de charme lingerie à porter à la ville
Exposer ses dessous s’impose comme un manifeste pour toute une génération de femmes qui souhaite mettre l’accent sur sa féminité, sans barrière ni restriction. C’est une jolie manière de s’affirmer, et finalement, de se libérer. Un concept qui a fait les belles heures des années 1990 et 2000, période où les créateurs et célébrités se sont démarqués avec des tenues ravageuses. Parmi eux, Phoebe Philo, qui a fait du caraco l’une de ses signatures. On se souvient encore de son défilé pour Chloé automne-hiver 2004-2005, conçu comme une ode à son style minimaliste et à la féminité sophistiquée. Sur le podium, certaines mannequins portaient des caracos bohèmes, entre dentelle et transparence. Même constat plus de dix ans plus tard, sur le podium du défilé Céline printemps-été 2016, dont elle était la tête pensante.


