À Milan, Demna a dévoilé son très attendu premier défilé en tant que directeur artistique de Gucci. Comme tout créateur conscient de l’héritage qu’il embrasse, il a exploré les archives pour mieux en réactiver l’essence. Il s’est plus précisément plongé dans l’ère Tom Ford, chef d’orchestre de Gucci de 1994 à 2004, et maestro de l’esthétique “porno chic” : un mélange de provocation, de sensualité frontale et de subversion assumée. Un concept dont Demna partage l’attrait pour la tension et la transgression.
Un défilé sous haute tension
Fidèle à sa réputation, le créateur a également bousculé les normes et rejoué les codes établis. Le défilé s’ouvre d’abord sur des silhouettes masculines bodybuildées, moulées dans des tee-shirts ultra-ajustés dévoilant des torses sculptés. Les silhouettes de lingerie du soir dominent le podium, entre mini-robes satinées en lurex, dentelles et coupes suggestives portées par les tops en vue du moment, d’Emily Ratajkowski à Alex Consani, en passant par Vittoria Ceretti. Il a revisité les pièces iconiques de la maison, tout en réinterprétant certaines créations emblématiques de l’ère Tom Ford, comme le string apparent, autrefois porté sur des robes, qu’il détourne aujourd’hui à travers des leggings taille basse.