Pendant la Fashion Week, la Fondation Cartier va accueillir un spectacle inédit sur la mode

Voilà moins d’un an que la Fondation Cartier pour l’art contemporain s’est installée à sa nouvelle adresse, à deux pas du musée du Louvre. Dans un immeuble flambant neuf, avec des espaces pensés par l’architecte

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 20/02/2026

Voilà moins d’un an que la Fondation Cartier pour l’art contemporain s’est installée à sa nouvelle adresse, à deux pas du musée du Louvre. Dans un immeuble flambant neuf, avec des espaces pensés par l’architecte français Jean Nouvel, celle-ci présente actuellement l’Exposition générale, immense présentation imaginée comme une introduction élégante à sa collection. Béatrice Grenier, co-commissaire de cette première grande exposition, explique avoir souhaité mettre en lumière les temps forts de la Fondation Cartier, de 1984 à aujourd’hui. L’occasion donc de retrouver certains des artistes déjà croisés à son ancienne adresse, au 261 Boulevard Raspail, comme Claudia Andujar, Sarah Sze ou Graciela Iturbide, pour n’en citer que les plus récentes.

Grazia Quaroni, seconde commissaire de l’exposition, et surtout directrice de la collection de la Fondation Cartier, précise avoir souhaité donner à voir une collection jusqu’ici méconnue du public parisien, qui représente, avec ses 4 500 œuvres en tout (pour 500 artistes), l’ADN de la Fondation Cartier. En cela, l’Exposition générale est forte de 600 œuvres pour une centaine d’artistes. Parmi ces derniers, certains sont internationalement reconnus (Damien Hirst, Joan Mitchell, Annette Messager), tandis que d’autres ont été encore peu croisés dans nos musées occidentaux.

Un spectacle de mode à la Fondation Cartier

Parallèlement à son exposition inaugurale, cette nouvelle Fondation Cartier organise d’ores et déjà un certain nombre d’évènements satellites, à commencer par la résidence de l’historien de la mode Olivier Saillard, tout au long du mois de mars. Une résidence ponctuée d’un spectacle par jour, à 17h00, auquel pourront accéder celles et ceux muni·es d’un billet pour la Fondation. Ancien directeur du Palais Galliera – musée de la Mode de la Ville de Paris (jusqu’en 2018), Saillard est également performeur : en 2025, au Grand Palais, il rendait hommage à sa mère en transformant sa garde-robe en une collection haute couture, dans un spectacle donné sur quatre jours, et intitulé Moda Povera V : les vêtements de Renée.

À partir du 8 mars 2026, c’est une performance par jour qu’il imaginera pour la Fondation Cartier. Une résidence précédée d’un spectacle inaugural le vendredi 6 mars à 21h00, décrit ainsi dans un communiqué : “Réunis en collectifs, les modèles vivants se partagent des prises de parole et des interventions épanouies en différents points de localisation de la Fondation. Une mannequin renoue avec les défilés parlés sans vêtements des débuts d’Olivier Saillard. Un trio s’exerce à l’essayage des vêtements aimés et choisis par les spectateurs. Un groupe d’autres modèles évolue en fourreau noir et s’empare des textes de Mallarmé comme d’autant de vêtements disparus…”

Lire aussi :  Que penser de “Wuthering Heights”, le nouvel album de Charli xcx ?

Des invité·es de marque, de Tilda Swinton à Paloma Picasso

Alors qu’Olivier Saillard avait déjà performé avec Tilda Swinton grâce au spectacle Impossible Wardrobes, il retrouvera son amie et collaboratrice le 20 mars prochain pour jouer Mannequins du Silence, une représentation pensée comme un dialogue silencieux entre l’actrice britannique et les sculptures commerciales qui ont présenté les vêtements en étal ou dans les musées.

Et si l’histoire de la maison Saint Laurent vous intéresse davantage, il sera également possible d’assister, le 13 mars à 21h00, à une performance autour de la collection de 1971, surnommée “Scandale”, tant elle avait choqué les rédactrices de mode de l’époque. Majoritairement inspirée par l’allure de Paloma Picasso, celle-ci se fera en présence de la principale intéressée, 76 ans aujourd’hui. L’occasion de revenir sur un moment phare de l’histoire de la mode, tout en commentant “la possible reconduction d’une collection par le souvenir, le récit et les vêtements”.

Laisser un commentaire

Précédent

Tout ce qu'il faut savoir des César 2026 est ici

Suivant

Londres l’a décrété : la ceinture s’impose par-dessus le manteau en…