À New York, Michael Kors célèbre les 45 ans de sa marque avec un défilé…

La collection tient la promesse d’un équilibre entre classiques maison et impulsions nouvelles. Le tailoring, pilier historique, est bien là, mais il se libère : pour l’automne-hiver 2026-2027, les vestes impeccablement coupées et les pantalons

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 13/02/2026

La collection tient la promesse d’un équilibre entre classiques maison et impulsions nouvelles. Le tailoring, pilier historique, est bien là, mais il se libère : pour l’automne-hiver 2026-2027, les vestes impeccablement coupées et les pantalons nets s’assouplissent, pensés pour accompagner le mouvement plutôt que l’entraver. Les poches d’un blazer en flanelle grise se prolongent en pans coupés en biais, éléments indéfinissables qui injectent une tension dramatique dans la ligne ; ce que l’on croit être un pantalon strict de face se transforme, au détour d’un pas, en longue jupe à traîne.

Les plumes et les paillettes sont également de la partie, mais détournées : au lieu d’orner des robes du soir moulantes (territoire que Michael Kors a toujours abordé avec distance), elles électrisent des tee-shirts, des chemises boutonnées, des pantalons plissés. C’est là que s’exprime le talent du créateur : orchestrer la rencontre du fastueux et du fonctionnel, du raffinement et du pratique, dans une même silhouette.

Une sophistication qui ne pèse jamais

En revenant sur quarante-cinq ans de carrière, Michael Kors cite ses piliers : le col roulé noir, le manteau camel, la chemise blanche “et peut-être la robe noire ; ce serait une bataille royale entre ces quatre-là”. Tous apparaissent dans la collection, même si certains cols roulés se révèlent être de simples plastrons. “J’adore superposer sans alourdir”, précise-t-il, revendiquant une sophistication qui ne pèse jamais. L’after-party, au restaurant PJ Clarke’s, prolonge cette légèreté : Rufus Wainwright y interprète “New York State of Mind”, clin d’œil à 1976, soit cinq ans avant la naissance du label. Et lorsque Michael Kors lance à la foule qu’après 45 ans il se sent toujours comme un gamin, on comprend que sa vraie constance, au fond, c’est l’énergie : celle d’un créateur qui avance comme New York elle-même, entre mémoire et mouvement, avec l’élégance comme moteur.

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Article publié initialement sur Vogue Runway

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