Les intrigues délicieusement brûlantes de Heated Rivalry n’ont pas tardé à conquérir le monde. Adaptée de la saga littéraire Game Changers de Rachel Reid, la série met en scène la romance de deux espoirs du hockey incarnés par Connor Storrie et Hudson Williams. Rivaux sur la glace, amants une fois les patins rangés, les deux athlètes s’attirent autant qu’ils captent les regards. Mais aussi charismatiques et séduisants soient-ils, ils ne sont pas les seuls artisans du succès de la série. Il y a aussi les femmes. Discrètes, car secondaires, mais jamais effacées – et encore moins passives.
Trop souvent, dans les récits centrés sur les hommes, les personnages féminins sont relégués à des rôles caricaturaux ou sans véritable impact narratif. Heated Rivalry évite soigneusement cet écueil. Ici, les femmes ne sont ni réduites au cliché du “sexe faible”, ni enfermées dans celui de la “femme forte” invincible et désincarnée. Elles n’existent pas non plus uniquement comme des soutiens émotionnels sans aspirations propres. Elles sont intelligentes, nuancées, attachantes. Et surtout, elles sont crédibles. Ce réalisme contribue largement à la qualité de la série, qui n’a jamais besoin de dévaloriser ses personnages féminins pour mettre en lumière ses deux héros. Sans être protagonistes (ce qui n’aurait de toute façon pas de sens dans une histoire d’amour queer centrée sur des hommes), elles ne sont jamais ennuyeuses. Il aurait pourtant été facile de les dépeindre comme des obstacles encombrants, des figures jalouses ou des antagonistes désespérées. Heated Rivalry choisit exactement l’inverse. Démonstration.
La victoire des femmes dans Heated Rivalry
La première d’entre elles est Svetlana (Ksenia Daniela Kharlamova). Amie d’Ilya depuis un voyage aux États-Unis, elle est aussi la fille d’un joueur de hockey russe, ce qui explique sa connaissance fine du milieu, et son intérêt naturel pour celui-ci. Bien qu’elle entretienne une relation sexuelle avec Ilya et qu’elle lui soit profondément attachée, Svetlana fait preuve d’une grande maturité émotionnelle. Là où un récit plus convenu en aurait fait l’amoureuse attendant son heure, elle choisit au contraire la lucidité. Consciente de l’amour d’Ilya pour Shane, elle respecte ses choix personnels et professionnels. Elle ne s’accroche pas : elle choisit. Et cette nuance change tout.