Quelles sont les meilleures séries de 2025 ? Celles que l’on attendait impatiemment de retrouver, et qui ont su renouveler la recette de leur succès, ou celles qui au contraire nous ont totalement surpris ? D’une fiction culinaire addictive à un voyage dans le monde des ultra-riches en passant par un drame inspiré de faits réels… Vogue France dévoile ses coups de cœur de l’année.
The Studio
Dans The Studio, l’acteur canadien Seth Rogen incarne Matt Remick, un passionné de cinéma fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, une société de production située en plein cœur de Hollywood. Alors que l’industrie du divertissement peine à survivre et à rester dans le coup, Matt va tout faire, avec l’aide de son équipe, pour maintenir le cap financièrement et réaliser de grands films… quitte à mettre son éthique et ses idéaux pour le septième art de côté. Avec leurs costumes d’apparat qui dissimulent leur sentiment de panique permanent, chaque soirée, visite de plateau, décision de casting, réunion marketing et remise de prix est l’occasion d’une brillante réussite ou d’une catastrophe qui pourrait mettre fin à leur carrière. En résulte une comédie franchement hilarante, et truffée de références cinématographiques, sur un univers gouverné par le cynisme.
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Adolescence
Difficile d’être passé à côté de cette série Netflix, co-créée par Jack Thorne (scénariste de Skins et Shameless) et Stephen Graham (qui tient également un rôle dans le programme), tant les critiques ont été dithyrambiques. Sous son apparence de série policière, Adolescence s’écarte des fictions convenues pour s’affirmer comme une plongée psychologique aussi saisissante que inconfortable. L’histoire suit un garçon âgé de 13 ans (interprété par le merveilleux Owen Cooper, qui est depuis devenu le plus jeune acteur nommé aux Emmy Awards), accusé puis inculpé pour avoir tué à coups de couteau une camarade de classe dans un parking de leur ville du nord de l’Angleterre. Chacun des 4 épisodes d’une heure est filmé en une seule prise, ne laissant aucun répit aux interprètes comme au public, qui se laisse volontiers émouvoir… jusqu’à être totalement bousculé. Si la série perturbe autant, c’est parce qu’elle rappelle que c’est souvent dans la réalité (celle véhiculée par les discours masculinistes ici en l’occurrence) que l’horreur arrive. De quoi alerter sur les dangers de la misogynie – qui n’ont rien de fictifs.
