Les grands noms de l’horlogerie raffolent de l’or aux reflets solaires ou aux nuances rosées, associé à l’acier avec lesquels ils façonnent leurs modèles iconiques et de nouveaux garde-temps. Ils insufflent ainsi une nouvelle esthétique à leurs classiques et à leurs créations inédites. Comment expliquer le retour en grâce de cette combinaison chromatique ? Le culte du rétro et du vintage. Les modèles dits «two tones », qui affichent deux couleurs de métaux différents sur le cadran, la boîte ou le bracelet, évoquent l’opulence et la frénésie créative des années 1980, une décennie très flamboyante qui influence aujourd’hui la mode, la joaillerie et l’horlogerie. Les premières montres alliant platine et or jaune voient le jour au 18e siècle. Il faudra attendre 1930 pour qu’apparaissent à nouveau des modèles bicolores sous l’impulsion de Rolex avec les «rayures tigre» de sa ligne Prince en 1930. Deux décennies plus tard, la Manufacture dévoile sa Datejust en or massif et acier inoxydable, qui va connaître un succès immense. Le bi-matière horloger sera à l’honneur ensuite dès la fin des années 70 chez Audemars Piguet, chez Cartier et d’autres acteurs majeurs du secteur. Aujourd’hui, les horlogers répondent à ce désir de «golden eighties» en créant des modèles aux lignes sportives, racées ou sophistiquées, en version XXL ou mini en or jaune ou rose associé à de l’acier et illuminé par un serti de diamants blancs pour certaines créations. Ces garde-temps ultra-polyvalents sont faciles à porter du matin au soir et s’associent avec presque n’importe quelle tenue ou bijou.
Les seize garde-temps or et acier vus dans les nouvelles collections d’horlogerie
Indémodable
Lancée en 1945, la Datejust de Rolex est la première montre-bracelet chronomètre, automatique et étanche, dotée d’un guichet affichant la date à 3 heures sur le cadran. En 1953, la loupe Cyclope est ajoutée sur la glace, agrandissant la date pour un plus grand confort de lecture.
Esprit félin
La montre Panthère de Cartier au boîtier carré arrondi doit son nom à son bracelet extra souple qui suggère la manière dont l’emblématique animal du joaillier se déplace.
Culte
Audemars Piguet dévoile le modèle Royal Oak, qui fut dessiné en 1972 par Gérald Genta, en version bi-matière.

