Ce film est l’un des plus beaux (et bouleversants) de 2025

2025 est une année particulièrement dense pour Scarlett Johansson. Après avoir incarné la cousine excentrique du dernier tableau familial de Wes Anderson, The Phoenician Scheme, puis une scientifique chargée de sauver l’humanité dans le nouvel

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 25/11/2025

2025 est une année particulièrement dense pour Scarlett Johansson. Après avoir incarné la cousine excentrique du dernier tableau familial de Wes Anderson, The Phoenician Scheme, puis une scientifique chargée de sauver l’humanité dans le nouvel opus de Jurassic World, l’actrice américaine délaisse les projecteurs pour réaliser son tout premier film, Eleanor the Great.

On l’assume volontiers : voir des actrices franchir le pas de la réalisation nous réjouit. L’exercice ne fait peut-être pas l’unanimité, mais il a le mérite d’ouvrir un espace d’expression singulier sur le monde. D’autant que la parité demeure encore un horizon lointain dans une industrie où les postes à responsabilités restent majoritairement masculins. Ces derniers mois, plusieurs femmes ont brillé dans cet élan : Céline Sallette avec son biopic consacré à Niki de Saint Phalle, Ariane Labed et son très beau September & July, ou encore Kristen Stewart, qui vient d’adapter les mémoires de Lidia Yuknavitch dans un premier long-métrage émouvant, The Chronology of Water. Avec Eleanor the Great, Scarlett Johansson s’inscrit dans ce mouvement d’émancipation créative et donne à voir un récit délicat, qui mérite qu’on s’y attarde.

Une histoire d’amitié surprenante

Le film s’ouvre sur la routine d’Eleanor Morgenstein, nonagénaire joyeusement taquine et immédiatement attachante jouée par la merveilleuse June Squibb – actrice qui enchaîne les tournages et voit sa carrière rebondir depuis quelques années. À 94 ans, cette Floridienne d’adoption partage son quotidien avec Bessie, sa meilleure amie de toujours. Entre les cafés fumants autour de leur table ronde, les longues promenades face à l’océan et les confidences échangées au creux de la nuit, ces deux-là cultivent une complicité tendre… et bordée d’humour. Mais l’existence d’Eleanor bascule lorsque Bessie, son inséparable, meurt. Pour la première fois depuis onze ans, la vieille dame se retrouve seule. Elle décide alors de quitter son “Sunshine State” adoré pour rejoindre sa famille à New-York. À partir de là, l’intrigue prend véritablement forme : sur les conseils de sa fille, Eleanor se rend à un centre de chant juif afin de rencontrer de nouvelles personnes. Seulement, en se trompant de salle, elle se retrouve au milieu d’un groupe de soutien pour rescapés de l’Holocauste. Désemparée, elle improvise une histoire. Ou plutôt, elle s’approprie celle de Bessie, dont la famille a été déportée pendant la Seconde Guerre mondiale. Son récit bouleverse les membres de l’association, et retient particulièrement l’attention de Nina (la révélation Erin Kellyman), une étudiante en journalisme qui souhaite écrire un article sur elle. D’abord craintive, Eleanor finit par accepter.

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