Comment les fleurs se sont imposées comme l'imprimé star du printemps ?

Romantiques, graphiques ou extravagantes, les fleurs tapissent les silhouettes de leurs couleurs vibrantes et d’une énergie rassurante et optimiste. D’abord chez Celine, où elles auréolent deux petites robes dans l’esprit libéré des années 1970. Chez

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 27/04/2026

Romantiques, graphiques ou extravagantes, les fleurs tapissent les silhouettes de leurs couleurs vibrantes et d’une énergie rassurante et optimiste. D’abord chez Celine, où elles auréolent deux petites robes dans l’esprit libéré des années 1970. Chez Chloé, Chemena Kamali agrémente ses créations bouffantes et drapées inspirées de la couture des 50’s de motifs floraux couleurs pastel. Quant à Miu Miu, elle parsème ses tabliers de cuisine de minuscules fleurs façon Liberty, transformant l’ordinaire en poétique. Une manière pour Miuccia Prada de féminiser cette pièce longtemps liée à l’assignation des femmes dans la sphère domestique.

Celine t 2026
Miu Miu printempst 2026

Miu Miu printemps-été 2026

Accents 60’s, charme 70’s et inflexions 80’s

Le pouvoir des fleurs, c’est qu’elles traversent les siècles en se réinventant sans jamais perdre leur éclat. Apparues dès l’Antiquité sur les tissus égyptiens, grecs et romains, elles se démocratisent avec la révolution industrielle et les nouvelles techniques d’impression textile au xixe siècle, notamment en France et en Angleterre, où le style victorien rencontre un vif succès. Dans les années 1960, l’imprimé Liberty, motif champêtre fin et dense, adopté aussi bien par la famille royale que par les Beatles ou David Bowie, insuffle un véritable élan de fraîcheur dans les vestiaires, avant que le motif floral ne devienne le porte-parole de la mode hippie, symbole de paix, d’amour et de liberté.

Mais quand on évoque les fleurs, Christian Dior s’impose naturellement, lui qui en a fait le fondement de son esthétique. Obsédé par le muguet, le couturier affirmait : “Après les femmes, les fleurs sont la plus belle chose que Dieu a donnée au monde.” Dès sa première collection en 1947, il révolutionne la mode avec la silhouette New Look : épaules douces, taille marquée, veste à basques soulignant les hanches et jupe ample et plissée sobrement appelée corolle, clin d’œil à la partie de la fleur formée par l’ensemble de ses pétales. Outre ses multiples imprimés floraux, inspirés de son enfance en Normandie, il a fait de la fleur un motif décoratif, mais aussi l’architecture même du vêtement, l’important comme un symbole de féminité et d’élégance intemporelle. On peut citer aussi Dries Van Noten, dont les fleurs furent consubstantielles de sa création. Quelques rares privilégiés ont pu visiter sont extraordinaire jardin dans la campagne belge. Julian Klausner, l’actuel designer, de la maison continue cette symphonie pastorale.

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