Nuits blanches et culture club : conversation avec la DJ Chloé Caillet

Tea time. Il est 16h00 à Paris et je suis invitée à prendre le thé chez Chloé Caillet. Enfin, chez sa mère, plutôt. Car entre deux sets à l’autre bout du monde, l’emblématique DJ originaire

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 03/04/2026

Tea time. Il est 16h00 à Paris et je suis invitée à prendre le thé chez Chloé Caillet. Enfin, chez sa mère, plutôt. Car entre deux sets à l’autre bout du monde, l’emblématique DJ originaire de New York réside sur l’île d’Ibiza, son sanctuaire où elle se ressource et crée, loin des BPM. Mais alors que le printemps éclot doucement, l’île s’apprête de nouveau à accueillir fêtards et initiés. « Le début de la saison reste un moment idéal pour découvrir l’énergie d’Ibiza », confient d’ailleurs Chloé et sa partenaire, la directrice créative Carla Molina. C’est donc assise dans un élégant et confortable sofa, Chloé face à moi, à même le sol, que débute notre conversation, autour d’un thé japonais servi dans une ravissante théière en fonte (un moment idéal pour la passionnée de thé que je suis). Des raves de Bristol au Circo Loco, en passant par la Vanity Fair Oscar Party, tour d’horizon de la scène clubbing et électro avec la joyeuse cool girl Chloé Caillet.

Vogue : Hello Chloé, comment vas-tu ?
Chloé Caillet : Ça va ! Je viens d’enchainer 4 sets en un week-end, donc un peu fatiguée, mais c’était génial. J’ai commencé vendredi à Manchester, dans un club iconique qui s’appelle The White Hotel. C’est un tout petit endroit, 300 personnes, un ancien garage transformé en club. C’est ouvert jusqu’à 9h du matin, ambiance très 80’s-90’s, les gens sont à fond. Le lendemain, j’étais à Time Warp à Mannheim : grosse salle, énorme système son, complètement l’opposé. Et dimanche, direction l’Égypte pour jouer avec No Art, puis l’after lundi matin. Je suis rentrée à Paris hier soir.

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Et entre deux dates, tu étais à Los Angeles pour la soirée Vanity Fair Oscars After Party.
Oui ! C’est mon ami Marc Guiducci qui m’a invitée. On se connaît depuis longtemps et c’était sa première édition. Il voulait quelqu’un en qui il avait totalement confiance. Le red carpet était probablement l’un des plus intenses que j’ai faits. Tout le monde était là. Je me suis retrouvée entre Mary J. Blige, Kendall Jenner, Kaia Gerber… c’était assez irréel.

Qui t’a le plus marquée ?
Jane Fonda, sans hésiter. Et Nicole Kidman aussi. Ce sont des icônes absolues, des figures que je vois depuis que je suis petite. J’ai aussi eu un moment assez drôle avec Adrien Brody, qui m’a dit : “On s’est déjà rencontrés, non ?” Oui, enfin, non. Je ne suis toujours pas sûre que ce soit vrai (rires).

Tu portais quoi ce soir-là ?
Un tuxedo Saint Laurent.

Justement, comment décrirais-tu ton rapport à la mode ?
J’ai toujours été très attachée à Saint Laurent, pour ce côté chic français, très structuré. Dès que je dois m’habiller pour une occasion, c’est une référence naturelle. Mais au quotidien, mon style est plutôt androgyne. Je porte surtout des vêtements d’homme, souvent chinés en friperie. Je voyage beaucoup, donc je trouve des pièces un peu partout que j’adapte à ma manière. Le confort reste essentiel pour moi, surtout sur scène. Notre corps est déjà très sollicité, donc il faut être bien dans ce qu’on porte.

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