Voici l'actrice française préférée de Marion Cotillard en 2026

C’est d’abord un regard. Dans les yeux de Clara Pacini, l’iris se confond avec les pupilles, dans une obscurité qui n’a pourtant rien d’abyssale. Une particularité qui rend son air singulier – captivant, presque. C’est

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 23/01/2026

C’est d’abord un regard. Dans les yeux de Clara Pacini, l’iris se confond avec les pupilles, dans une obscurité qui n’a pourtant rien d’abyssale. Une particularité qui rend son air singulier – captivant, presque. C’est le cas, par exemple, dans l’envoûtant La Tour de Glace, dernier film en date de la réalisatrice Lucile Hadžihalilović. Pour son premier rôle au cinéma, la jeune actrice, 24 ans aujourd’hui, fait face à Marion Cotillard – peut-être l’une de nos plus grandes stars françaises du grand écran, qui compte un César, un Golden Globe, un BAFTA et un Oscar. Une rencontre vertigineuse, qui ressemble, à peu de choses près, à celle de leurs deux personnages dans le long-métrage poétique : une jeune femme égarée d’un côté, une star de cinéma de l’autre, réputée pour son tempérament glacial. Un portrait à mille lieux de Cotillard, dont Clara Pacini précise qu’elle “pleure même quand elle donne la réplique”, qualifiant ainsi la générosité de l’actrice de La Môme.

Également croisée dans le très beau court-métrage de Paul Rigoux, Il manque toujours quelque chose (surtout quand on ne sait pas quoi chercher), Clara Pacini sera en 2026 à l’affiche du prochain film de Nicolas Pariser, Un peu avant minuit, dans lequel elle sera la fille de Melvil Poupaud. “Une fille super engagée, en école d’art, qui confronte son père sur l’amour” glisse-t-elle au téléphone. Mais avant ça, la comédienne fait d’ores et déjà partie des Révélations des César 2026, grâce à son interprétation habitée dans La Tour de Glace. Avant de connaître la liste des nommé·es le 28 janvier prochain, Vogue se propose de faire le portrait d’une actrice qui, jurons-le ici, ira loin.

Le banc de Pélissanne

À Pélissanne, bourgade de 11 000 habitants non loin d’Aix-en-Provence, trône un banc. Un banc qui a vu passer bien des choses, et sur lequel Clara Pacini a passé “plus de la moitié de [s]a vie” – selon ses propres mots. Des heures, ou non, des jours à refaire le monde avec ses meilleures amies de l’époque, où bien à lire au soleil, ou bien encore à boire des Capri-Sun. Elle est la première à le dire : il n’y a pas grand chose d’autre à faire, là-bas. Sans doute la raison pour laquelle dès l’enfance, la jeune fille se plonge dans la lecture (à cette époque, elle lit et relit Qui es-tu Alaska ? de l’Américain John Green, blockbuster de la littérature jeunesse du début des années 2010). Ce qui ne l’empêche pas, parallèlement, de suivre des cours de judo depuis ses 4 ans, jusqu’à devenir ceinture noire. “J’ai commencé parce que mon grand frère en faisait, et que je voulais tout faire comme lui”, se souvient-elle.

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La famille, il faut en parler. Notamment parce que c’est là, comprend-t-on, que l’amour du cinéma est né. Pourtant, Clara Pacini ne vient pas d’une famille de cinéastes. Plutôt, d’une famille de cinéphiles. Les films à la maison, que l’on regarde ensemble (“Ou même quand quelqu’un fait du repassage derrière, c’est aussi une manière d’être ensemble” sourit-elle), viennent de tous les horizons. Par exemple ? “On va des Tuches à La Beauté du diable de René Clair !” Voilà pour le grand écart, donc, cultivé par un père ramoneur qui a passé sa vie à se rendre seul au cinéma. Pourtant, difficile pour la fille de revendiquer ses envies de devenir comédienne, dans un milieu où l’on ne devient tout simplement pas actrice. Depuis le canapé du salon, dans la maison de Pélissanne, le désir doit encore faire son chemin, pour être pleinement assumé.

Rêver de cinéma

“La vérité, c’est que je n’étais pas bonne à l’école”, confesse Clara Pacini. Pour elle, se souvenir des heures passées en salle de classe, c’est embrasser la colère qui la dominait à l’époque. Une colère qui se déversait contre tout le monde, ou presque – l’éducation, le système, etc. À l’heure de renseigner Parcoursup, elle énumère une liste de souhaits à mille lieux de ses rêves les plus intimes : “J’ai même noté archéologie, ce qui n’avait aucun sens” rit-elle. Fort heureusement, c’est au même moment qu’elle prend conscience que le mensonge ne l’amènera nulle part. Ou plutôt, qu’il ne l’emmènera certainement pas là où elle espère atterrir. Pour la première fois, l’adolescente caresse l’idée d’une carrière dans le cinéma, que sa mère, avocate, reçoit avec un conseil inattendu : “Donne tout ce que tu as, et fais vite”. Il ne suffisait que de cela pour que Clara Pacini arrive enfin à Paris.

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Après deux années au Cours Florent, peut-être l’une des formations les plus célèbres pour toute comédienne en devenir, la jeune femme se tourne vers une autre académie : le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Là, elle se trouve plongée dans un environnement qui la confronte au théâtre classique, et contemporain, et l’amène à collaborer avec des noms comme Julien Gosselin, dans une mise en scène osée des textes de Marguerite Duras. Présentée aux Ateliers Berthier en 2025, la pièce offre à Clara Pacini une partition unique : délivrer L’homme atlantique, longue lettre sur un amour blessé, sous Auto-tune. La scène, qui arrive au bout de dix heures de représentation, fait frémir (voir éructer) les plus conservateurs des aficionados de l’autrice française. Mais plus encore, celle-ci permet d’introniser la jeune comédienne en talent à suivre, autant sur grand écran que sur les planches.

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