Quel est ce film français nommé aux Oscars (et produit par Isabelle Huppert et Julianne Moore)…

Que se passerait-il si un simple baiser était puni de mort ? C’est à partir de cette hypothèse absurde et glaçante que Deux personnes échangeant de la salive déploie son récit. Co-réalisé par Natalie Musteata

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 23/01/2026

Que se passerait-il si un simple baiser était puni de mort ? C’est à partir de cette hypothèse absurde et glaçante que Deux personnes échangeant de la salive déploie son récit. Co-réalisé par Natalie Musteata et Alexandre Singh, le moyen métrage s’inscrit dans une série de films initiée par Galeries Lafayette Création et MISIA Films, tournée de nuit, à huis clos, dans les espaces désertés du grand magasin. À la croisée de la fable politique, du cinéma queer et de l’expérimentation formelle, le film transforme un lieu emblématique du capitalisme et du désir en théâtre d’une dystopie intime, sensuelle et profondément contemporaine.

Zar Amir Ebrahimi dans Deux personnes changeant de la salive 2024

Zar Amir Ebrahimi dans Deux personnes échangeant de la salive, 2024© The New Yorker / Courtesy Everett Collection

Un décor emblématique pour une dystopie contemporaine

Dans Deux personnes échangeant de la salive, le grand magasin devient le cœur d’un monde où les règles ont basculé : le baiser est puni de mort, et la monnaie d’échange passe par la violence physique. Angine (Zar Amir Ebrahimi), femme solitaire et malheureuse, s’abandonne à des achats compulsifs dans cet espace clos, avant de se laisser troubler par une vendeuse ingénue, Malaise (Luàna Bajrami). Ce rapprochement interdit déclenche soupçons et jalousies, révélant un système fondé autant sur la loi que sur la surveillance sociale. L’histoire est également conté par la voix de l’actrice luxembourgeoise Vicky Krieps.

Cette œuvre hybride, entre fiction et documentaire, redéploit l’histoire, les couleurs et les métiers du lieu emblématique, tout en le détournant de sa fonction première. Monument du commerce et symbole du désir marchand, les Galeries Lafayette deviennent ici un théâtre politique, un espace où se lisent les tensions contemporaines entre contrôle, consommation et liberté individuelle. Cette ambition artistique est renforcée par le soutien de CHANEL, partenaire de projets culturels à portée internationale, et par la présence d’Isabelle Huppert et de Julianne Moore comme productrices exécutives. Figures majeures du cinéma mondial, régulièrement associées aux plus hautes distinctions – des César aux Oscars elles inscrivent le film dans une constellation globale, où le cinéma d’auteur dialogue avec les grandes scènes institutionnelles.

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