Ménopause: comment gérer les effets secondaires quand on ne peut pas prendre de traitement…

Bien qu’elle impacte durablement la moitié de la population, la ménopause et la gestion de ses effets néfastes demeurent un sujet un brin tabou ou encore pavé de trop de mystère. Particulièrement complexe à gérer

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 01/01/2026

Bien qu’elle impacte durablement la moitié de la population, la ménopause et la gestion de ses effets néfastes demeurent un sujet un brin tabou ou encore pavé de trop de mystère. Particulièrement complexe à gérer car elle diverge d’une femme à l’autre, rendant la façon de l’appréhender épineuse. En particulier lorsqu’on ne peut prendre d’hormones de substitutions pour des raisons médicales ou éthiques (pour cause d’antécédents familiaux de cancers hormonodépendants, de thrombose, ou par choix personnel). Dans ce cas précis, le mieux est d’adopter quelques bons réflexes, comme nous l’explique Dr Mariel Silva, la directrice des services médicaux et spécialiste du vieillissement sain à la célèbre clinique SHA Espagne.

Les meilleurs conseils pour gérer les effets de la ménopause quand on ne peut prendre des hormones de substitutions

Le Dr Mariel Silva. La ménopause marque un tournant biologique et émotionnel dans la vie d’une femme. Bien gérée, cette phase peut devenir une période de vitalité, de clarté mentale et d’équilibre. À SHA, nous privilégions une médecine intégrative et de précision, qui évalue les interactions entre les systèmes endocrinien, métabolique, inflammatoire et intestinal. Chaque biologie féminine étant unique, les interventions sont hautement personnalisées, allant bien au-delà du traitement des bouffées de chaleur pour préserver les fonctions cognitives, la densité osseuse, la masse musculaire, la vitalité cellulaire et la stabilité émotionnelle.

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1.Surveiller l’équilibre du microbiote en favorisant certains compléments alimentaires naturels

Avec la ménopause, la baisse des œstrogènes et de la progestérone qui affecte directement l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, l’inflammation systémique et le microbiote intestinal. Ce dernier joue un rôle central : le métabolisme des œstrogènes dépend de l’estrobolome, un ensemble de bactéries capables de les métaboliser. Un microbiote équilibré aide à maintenir des niveaux optimaux d’œstrogènes, tandis qu’un déséquilibre peut réactiver des métabolites pro-inflammatoires, augmentant les symptômes, la graisse viscérale et les troubles de l’humeur.
C’est pourquoi la santé intestinale doit systématiquement être évaluée par des tests spécifiques, puis rééquilibrée via prébiotiques, probiotiques ciblés et nutrition personnalisée.

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Les compléments naturels à favoriser
-Des Phytoestrogènes (isoflavones de soja ou de trèfle rouge) : qui se lient sélectivement aux récepteurs bêta des œstrogènes, réduisant les bouffées de chaleur, améliorant l’élasticité de la peau et soutenant la santé osseuse.
Des adaptogènes (Rhodiola rosea, Ashwagandha) : qui aident à réduire le stress et à améliorer la fonction cognitive.
-Le magnésium, vitamine D3 + K2, oméga-3 et calcium biodisponible: ces nutriments essentiels : indispensables pour la masse osseuse, la fonction musculaire et la santé cardiovasculaire.
-la mélatonine et la L-théanine : qui favorisent la relaxation, le sommeil et réduit l’anxiété.
-Les curcumine et resvératrol: ces antioxydants anti-inflammatoires qui régulent les voies inflammatoires et oxydatives impliquées dans le vieillissement cellulaire.

2. Adopter une nutrition adaptée, pilier de l’équilibre

La nutrition est l’un des outils les plus puissants pour moduler les symptômes de la ménopause.
Le modèle anti-inflammatoire et fondé sur les preuves scientifiques visant à équilibrer la santé hormonale et intestinale. Pour se faire, il faut :

Privilégier les aliments riches en phytoestrogènes naturels (graines de lin, sésame, soja fermenté comme miso ou tempeh, légumineuses).
-Consommer suffisamment de protéines végétales et marines pour préserver la masse musculaire et stimuler la synthèse de collagène.
-Intégrer des crucifères (brocoli, chou kale, chou) pour favoriser la détoxification hépatique des œstrogènes.
-Limiter sucres raffinés, alcool et aliments ultra-transformés, qui perturbent le microbiote et aggravent les bouffées de chaleur.
-Mettre l’accent sur les bonnes graisses (huile d’olive, avocat, noix) et les fibres pour soutenir le métabolisme et la santé intestinale.

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