Jacqueline de Ribes, icône de style française, est décédée à 96…

Grande et légère, avec un profil classique, Jacqueline de Ribes est devenue une femme à la mode dans les années 1950. « Elle enchante les couturiers en travaillant étroitement avec eux sur les tissus et les

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 31/12/2025

Grande et légère, avec un profil classique, Jacqueline de Ribes est devenue une femme à la mode dans les années 1950. « Elle enchante les couturiers en travaillant étroitement avec eux sur les tissus et les couleurs, puis les plonge dans le désespoir en ne leur accordant que dix minutes pour un essayage », note Vogue dans un article de 1959. Bien que toujours la mieux habillée, la comtesse ne se contentait pas d’être décorative. Elle était une skieuse passionnée et écrivait une chronique mensuelle pour Marie-Claire sur le thème, disait-elle, « comment être chic avec deux francs », parmi d’autres activités.

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Chez elle en 1977.

Photo; Getty Images

La comtesse de Ribes a visité New York pour la première fois au début des années 1950 ; c’est également à cette époque qu’elle a commencé à personnaliser les vêtements de sa garde-robe et à en créer de nouveaux. Elle a notamment fait appel à Valentino Garavani, qui dessinait pour elle. « L’histoire exacte est la suivante », a expliqué Jacqueline de Ribes à Suzy Menkes. « Lors de mon premier voyage en Amérique en 1952, j’ai rencontré Oleg Cassini. Nous avons discuté de mode et il a aimé ma façon de m’habiller. À l’époque, je n’avais que deux ou trois pièces de haute couture et les autres choses que j’avais faites moi-même. Il m’a dit : « Jacqueline, pourrais-tu travailler pour moi à Paris ? » J’ai dit oui et j’ai transformé une partie du grenier en atelier. Mais je n’avais pas d’argent pour acheter les tissus, alors j’ai fait les robes en mousseline. Je n’avais que 22 ou 23 ans. Je ne savais pas faire de croquis ni de beaux dessins, et à l’époque je m’habillais en partie chez Jean Dessès. Je lui ai raconté mon histoire avec Oleg Cassini et il était très amusé, et je lui ai dit : « Je ne sais pas dessiner ce que je crée de manière chic ». Et il m’a dit : « Mais j’ai un illustrateur italien qui serait très heureux de gagner un peu plus d’argent après ses heures de travail et de faire les dessins pour vous ». Et c’était Valentino ».

Jacqueline de Ribes tendait vers des créations plus austères que celles de Valentino Garavani, mais elles communiquaient l’élégance et la puissance plutôt que ce que nous appelons aujourd’hui le luxe tranquille. Selon le Vogue britannique, Jacqueline de Ribes a inspiré le personnage de Joan Collins dans Dynasty, Alexis Colby, bien que la vicomtesse ait écrit une vie plus étrange et plus merveilleuse que la fiction ne pourrait jamais l’être. Comme l’a écrit Vogue en 1965 : « Le monde de la vicomtesse Jacqueline de Ribes ne connaît pas de frontières. Une imagination sans limites qui se promène partout. Des intérêts illimités qui l’attirent n’importe où. Elle se déplace au gré de son humeur, sans relâche, merveilleusement. Comme une skieuse dévalant sans effort les pentes de Megève. Comme une danseuse virevoltant glorieusement dans les fêtes parisiennes. Comme une conteuse, ses yeux trahissant le monde de fantaisie et d’émerveillement qu’elle raconte à ses enfants… »

Jacqueline de Ribes a fait vibrer le cœur de nombreux acteurs de la mode, dont Jean Paul Gaultier, qui a dédié sa collection de couture du printemps 1999 à sa beauté. Elle était également une véritable amie pour Mathilde Favier, de Christian Dior, qui a écrit sur Instagram : « Elle était plus qu’un cygne. Elle était belle, sensible, originale, sincère, un peu libre, généreuse et ultra raffinée… Les derniers mots qu’elle m’a adressés il y a deux semaines ont été : ‘Protège ton cœur ma chérie’. « 

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