Rencontre avec Noomi Rapace : “Mère Teresa était punk !”

Révélée, au monde entier, en 2009 par son rôle de Lisbeth Salander dans Millenium (d’abord la mini-série, puis les films), Noomi Rapace collectionne depuis les interprétations de femmes complexes, parfois obscures, mais toujours fortes. Une

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 03/12/2025

Révélée, au monde entier, en 2009 par son rôle de Lisbeth Salander dans Millenium (d’abord la mini-série, puis les films), Noomi Rapace collectionne depuis les interprétations de femmes complexes, parfois obscures, mais toujours fortes. Une attirance qu’elle confirme avec Teresa, le nouveau film de la réalisatrice macédonienne Teona Strugar Mitevska. Sous les traits de l’icône religieuse, l’actrice force l’admiration. De quoi susciter l’envie d’échanger avec elle sur ce faux biopic fascinant… et de donner quelques bonnes raisons d’aller le voir en salles.

Noomi Rapace dans Teresa

© Nour Films

Vogue. Comment incarner une figure aussi impressionnante, et aussi controversée parfois, que Mère Teresa ?

Noomi Rapace. On vit toujours ce mélange de stress et d’excitation quand on accepte d’incarner l’héroïne de Millénium, Lisbeth Salander, ou Mère Teresa, des figures avec qui le public entretient une relation forte. J’avais besoin de fermer les portes du monde, de me replier sur moi-même et de trouver ma relation avec le personnage. J’ai donc fait beaucoup de recherches, et me suis plongée dans sa correspondance avec le Vatican et avec ce prêtre qui était également son confesseur. Ces lettres montrent à quel point elle était humaine, fragile, pleine de doutes. C’est de là qu’est née ma Teresa, des racines de sa frustration, de sa douleur, et aussi de sa colère envers le monde.

Dès le début du film, les riffs rock témoignent de la volonté de la cinéaste, Teona Strugar Mitevska, de nous montrer Teresa sous un autre jour. C’est ce qui vous a séduit ?

Mère Teresa était punk. C’était une rebelle, intrépide et brutale, presque une fanatique. Ce genre de tempérament déplace des montagnes. En travaillant le rôle, j’ai compris que nous partagions cette exigence : je suis dure avec moi-même, je refuse de me plaindre. Mais elle, elle est allée trop loin, jusqu’à oublier que Dieu devait être amour. Dans le film, on sent sa peur quand son amie, sœur Agnieszka, tombe enceinte. Surgissent les questions du corps, du désir… Comme si Agnieszka était une part d’elle-même qu’elle avait refoulée.

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