5 expositions à voir absolument en décembre à Paris (et ailleurs en France)

Quelles sont les expositions à ne pas manquer en décembre, à Paris et ailleurs en France ? Avant les fêtes de fin d’année, musées et galeries se préparent à accueillir un nouveau type de public,

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 02/12/2025

Quelles sont les expositions à ne pas manquer en décembre, à Paris et ailleurs en France ? Avant les fêtes de fin d’année, musées et galeries se préparent à accueillir un nouveau type de public, généralement composé de familles en vacances, venues pour s’instruire comme pour se divertir, à l’abri du froid. L’occasion pour Vogue France de faire le tour des expositions à ne pas manquer en décembre, qu’elles se trouvent à Paris, comme à Toulouse ou à Nîmes.

The Yellow Book à la galerie Sultana (Paris)

Il est parfois difficile de discerner ce que Justin Fitzpatrick cherche à représenter. Est-ce un bout de peau ? Des poils ? Un château ? Des organes ? C’est dans le doute que se niche tout l’intérêt de son œuvre, à la croisée d’iconographie religieuse et de l’anatomie humaine. Une œuvre qui puise presque autant du côté d’un héritage gothique et de ses arcs brisés, que de celui de l’Art nouveau et de ses arabesques. Une œuvre qui fourmille de détails, jusqu’à perdre celui ou celle qui la regarde, dans une contemplation qui pourrait durer des heures.

Né en 1985 à Dublin, aujourd’hui installé en France, Justin Fitzpatrick est un peintre des mots. Ou plus précisément, un peintre de la métaphore. Ses tableaux s’amusent des objets qu’ils cherchent à représenter, trahissant nos attentes face à ses univers en mutation perpétuelle. Croit-on voir un muscle ? Non, c’est une machine. Croit-on voir une machine ? Non, c’est un corps qui déjà, se met en mouvement. Sa nouvelle exposition à la galerie Sultana, intitulée The Yellow Book, doit son nom à la revue illustrée par Aubrey Beardsley, qu’Oscar Wilde aurait portée sur lui lors de son arrestation pour “outrage aux bonnes mœurs”. “Dans les années 1890, The Yellow Book devint un symbole du danger moral et cristallisa de nombreuses angoisses liées à la sexualité et à la corruption. Dans ce contexte, le livre, par sa couleur jaune acide, révèle le lien entre le décadentisme, l’identité queer et le rapport mélancolique au temps” écrit Justin Fitzpatrick dans le texte qui accompagne l’exposition, articulée autour de l’amertume et du mouvement décadentiste, apparu en Europe et aux États-Unis sur la fin du XIXème siècle, en opposition au progressisme et au matérialisme bourgeois. Une exposition pour renverser l’ordre établi, ou, en tout cas, pour le rejeter, à l’endroit de la fracture physique qui se devine dans l’œuvre de Fitzpatrick. Une blessure qui répare – voilà donc l’effet oxymorique que nous font ses tableaux, à découvrir jusqu’au 31 janvier 2026 à la galerie Sultana.

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