Booba en garde à vue: plainte de Gims pour harcèlement et cyberharcèlement

Le rappeur a été placé en garde à vue à Paris, mercredi 16 octobre, dans le cadre d’une enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) ouverte après la plainte

Ecrit par : Bastide MURAT

Date de publication : 17/10/2025

Le rappeur a été placé en garde à vue à Paris, mercredi 16 octobre, dans le cadre d’une enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) ouverte après la plainte de Gims et de sa compagne Demdem pour harcèlement moral et cyberharcèlement. Cette procédure, qui peut s’étendre jusqu’à 48 heures, ravive une rivalité ancienne entre deux poids lourds du rap français et pose une nouvelle fois la question des dérives sur les réseaux sociaux.

Une garde à vue très médiatisée Selon la plainte déposée en août 2024, le couple affirme subir depuis près de six ans des attaques répétées en ligne. Les publications attribuées à Booba, amplifiées par une partie de sa communauté sur X (ex-Twitter) et Instagram, auraient installé un climat de pression et de moqueries, notamment via des commentaires visant le physique de l’interprète de Sapés comme jamais, la diffusion de photos sans lunettes et divers montages viraux.

Des attaques numériques au cœur du dossier Figure connue pour son franc-parler, le « Duc de Boulogne » multiplie les prises de position sur les réseaux, souvent largement relayées. Parmi les éléments versés au dossier figurent des messages polémiques, dont des comparaisons dénigrantes et des insultes, ainsi que des paroles du morceau Dolce Camara avec SDM jugées offensantes envers Demdem. Les plaignants y voient l’aboutissement d’un harcèlement en ligne prolongé. Booba soutient de son côté qu’il réagissait à des attaques présumées de Gims visant sa fille.

Un artiste coutumier des polémiques judiciaires Ce n’est pas la première fois que le rappeur est visé par la justice. En octobre 2023, il a été mis en examen pour harcèlement moral aggravé dans l’affaire l’opposant à Magali Berdah, dans le cadre de sa croisade contre certains influenceurs qu’il qualifie d’« influvoleurs ». Malgré ces controverses, il continue de remplir les plus grandes salles : la semaine précédant sa garde à vue, il a enchaîné trois dates complètes à Paris La Défense Arena. Un contraste saisissant avec la séquence actuelle, d’autant que son dernier message publié en ligne, reprenant un extrait belliqueux du titre Nwar Mentality de Roni0block, a interrogé ses fans.

Lire aussi :  Harry Styles brise le silence avec « Forever, Forever »

Quelles suites judiciaires pour Booba ? À l’issue de sa garde à vue, plusieurs scénarios restent possibles : un classement sans suite, une convocation ultérieure ou une présentation à un magistrat. Les conseils des protagonistes — Maîtres Marie Roumiantseva et Gilles Vercken pour Booba, et Maître David-Olivier Kaminski pour Gims et Demdem — n’ont pas souhaité s’exprimer à ce stade.

Un cas emblématique du cyberharcèlement dans la musique Au-delà du clash, cette affaire met en lumière l’impact des réseaux sociaux sur les conflits entre artistes. Ce qui relevait autrefois de la joute verbale se transforme, à l’ère de l’hyper-amplification numérique, en campagnes susceptibles d’avoir des conséquences juridiques et psychologiques. Le dossier Booba–Gims pourrait faire jurisprudence dans la lutte contre le cyberharcèlement, un phénomène en hausse dans l’industrie du divertissement.

L’interpellation du rappeur marque un tournant dans une guerre d’influence qui se joue depuis des années en ligne. Si les faits étaient confirmés, ils illustreraient les excès d’une communication devenue incontrôlable. En attendant les décisions de justice, Booba doit composer avec une image fragilisée et un public partagé entre loyauté et réprobation.

Laisser un commentaire

Précédent

Brigitte Bardot hospitalisée : linquiétude grandit après 3 semaines

Suivant

Star Academy 2026 : les dates de la tournée dévoilées avant la nouvelle saison