L’actrice américaine Diane Keaton est décédée à 79 ans des suites d’une pneumonie, selon un porte-parole de sa famille cité par le magazine People et relayé par Entertainment Weekly. Figure majeure du cinéma américain, la star d’Hollywood laisse une filmographie emblématique et un héritage artistique qui a profondément marqué plusieurs générations de cinéphiles.
Née à Los Angeles, Diane Keaton débute au cinéma en 1970 dans Lovers and Other Strangers. Sa présence singulière et son jeu instinctif l’imposent très vite. Elle accède à la reconnaissance internationale en 1972 avec Le Parrain de Francis Ford Coppola, où elle interprète Kay Adams, rôle qu’elle reprendra dans les deux suites de la saga culte.
En 1977, elle atteint la consécration avec Annie Hall de Woody Allen. Son incarnation d’une héroïne moderne et libre bouscule les codes de la comédie romantique et lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice en 1978. Le duo Allen–Keaton signera ensuite plusieurs œuvres marquantes, dont Manhattan, Intérieurs, Sleeper et Meurtre mystérieux à Manhattan.
Fidèle aux cinéastes exigeants, Diane Keaton collabore aussi avec Nancy Meyers, qui révèle sa veine de comédie élégante et touchante. On la retrouve notamment dans Baby Boom (1987), Father of the Bride (1991) et Something’s Gotta Give (2003) aux côtés de Jack Nicholson. Ces succès forgent son image d’actrice à la fois drôle, raffinée et profondément humaine.
Véritable caméléon, elle navigue avec aisance entre drame et comédie. Parmi ses rôles marquants figurent Reds (1981) et Interiors côté drame, mais aussi The First Wives Club (1996) et The Family Stone (2005) pour la comédie. Sa justesse de jeu, son élégance et sa sincérité ont traversé les décennies sans prendre une ride.
Si elle apparaît plus rarement à la télévision, Diane Keaton y signe des incursions remarquées. Dans The Young Pope (2016) de Paolo Sorrentino, elle campe une sœur Mary d’une grande sobriété, face à Jude Law, confirmant sa capacité à se réinventer sans renier son identité artistique.
Au-delà de l’écran, elle s’impose comme une icône de style. Vestes amples, chapeaux, pantalons larges: sa silhouette androgyne et chic a inspiré des générations de femmes. Indépendante et audacieuse, elle a su imposer une personnalité unique dans un Hollywood longtemps dominé par les figures masculines.
Respectée par ses pairs et aimée du public, Diane Keaton laisse l’image d’une artiste libre, intègre et passionnée. Sa disparition émeut l’industrie du cinéma, qui salue une carrière exemplaire, riche de rôles iconiques et de performances inoubliables. Son audace, son humour et son élégance continueront d’éclairer le patrimoine du cinéma américain.